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decine , de l’école polytechnique , réorganisait l’instruction publique par la loi du 3 brumaire an IV, rendue sur le rapport de M. Daunou , et fondait l’Institut.
Le Directoire n'eut point le temps d’achever les travaux de la convention. Cette gloire était réservée au premier consul. Le 11 floréal an X (1 er mai 1802), le corps législatif, sur le rapport du savant Fourcroy, décréta la loi qui organisait, sur de larges bases, l'instruction publique. En moins de deux ans , cette grande machine fut mise en mouvement; partout des écoles s’ouvrirent; près de trente lycées, plus de trois cents collèges s’élevèrent comme par enchantement. Enfin, le 10 mai 1806, Fourcroy, directeur de l’instruction publique, vint proposer au corps législatif la loi organique d’une nouvelle Université. Elle fut décrétée le 17 mars 1808, etau mois de septembre de la même année, Fontanes fut nommé grand-maître de l’Université impériale. Je n’ai eu d’autre but que de raconter l’histoire de l’Université de Paris. Il n’entre point dans mon sujet de décrire ici l’organisation de l’enseignement public en France. J’ajouterai seulement que la constitution donnée par l'empereur est encore à peu prés la loi fondamentale de l’Université. Le gouvernement de la restauration y fit peu de changements. Après avoir supprimé la dignité de grand-maître de l’Université, il la rétablit , en 1822 , en faveur de M. Frayssinous, évêque d’Hermopolis, et la supprima de nouveau, en 1828. Depuis cette époque , celle partie si importante de l’ad'
ministration 1 est dirigée par un ministre, qui porte le titre de grand-maître et qui préside le conseil royal de l’instruction publique 8 . Chaque jour de nombreuses améliorations, basées sur l'expérience, viennent donner à l’enseignement une nouvelle vigueur, et la France n’aura bientôt plus rien à envier, sous ce rapport, aux autres nations.
! « L’Université n’est autre chose que le gouvernement applique à la direction universelle de l’instruction publique , aux collégesdes villes comme à ceux de l’État, aux institutions particulières comme aux colleges , aux écoles de campagne comme aux facultés de théologie, de droit et de médecine. L’Université a été élevée sur cette base fondamentale que l’instruction et l’éducation publiques appartiennent à l’État. L’Universitc a donc le monopole de l’éducation , à peu près comme les tiibunaux ont le monopole de la justice, et l’armée celui de la force publique. » M. Royer-Collard , à la chambre des députés, le 95 février 1817.
8 Voici les noms des ministres de l’instruction publique depuis 1830 : MM. Montalivet, Guizot, Girod (de l’Ain), Pelet (de la Lozère), Salvandy, Parant, Villemain et Cousin.