‹ Histoire de l'Université de Valence, et des autres établissements d'instruction de cette villeChapitre 47 sur 72 · PENSIONNATS SÉCULIERS · texte numérisé non relu

PENSIONNATS SÉCULIERS

Pensionnat de mademoiselle Second. Le pensionnat de mademoiselle Second date des premières années du dixneuvième siècle. Lorque la révolution de 89 eut forcé la porte des couvents , madame Planta, religieuse de Notre-

Dame de Valence, se trouvant sans ressources, ouvrit un petit externat ; peu à peu le nombre de ses élèves s'accrut, et, à la sollicitation de quelques familles , elle consentit à recevoir des pensionnaires.

Arrivée au déclin de l’Age, madame Planta comprit la nécessité de ne point laisser tomber avec elle une institution qui rendait de si grands services à la société, alors que les établissements de ce genre n'étaient pas multipliés comme ils le sont de nos jours. Suivant donc le conseil de quelques personnes éclairées , elle appela auprès d'elle en 1 822 mademoiselle Second, déjà très-avantageusement connue dans un pensionnat de la ville de Lyon. Bientôt la nouvelle directrice sut mériter les sympathies des familles les plus honorables de Valence ; les succès qu’elle obtint répondirent à l’attente générale , et ses élèves se firent remarquer par leur conduite exemplaire et leur excellente éducation. L’établissement se maintint dans cet état de prospérité jusqu’en 1852, époque de la mort de mademoiselle Second. Il ne devait pas survivre à sa digne directrice ; mais la bienveillance publique ayant témoigné le désir de voir se perpétuer une œuvre si utile, M. Arthur Second, neveu et héritier de celle que la mort venait d’enlever à l’affection de la ville de Valence, se prêta généreusement à ce désir. Mademoiselle Perrotte , qui avait vécu vingt-huit ans avec mademoiselle Second, fut appelée à lui succéder , et c’est elle qui dirige encore aujourd’hui, à la grande satisfaction des familles, ce précieux établissement.

On y compte cinquante pensionnaires et une dixaine d’externes. Les maîtresses sont au nombre de neuf. Le prix de la pension est de cinq cents francs.

Pensionnat de mademoiselle Pochon. Un autre pensionnat de demoiselles avait été fondé à Valence, vers la même époque que le précédent, par madame Bosc, ancienne religieuse elle aussi. Les services qu’il a rendus et qu’il rend encore aux familles chrétiennes ont mérité à cet établissement l’estime et la reconnaissance publiques. Il fut confié en 1834 à mademoiselle Pochon, qui le dirige encore de nos jours. On y compte habituellement cinquante élèves, externes ou pensionnaires, et quatre sous-maîtresses. Le prix de la pension est de quatre cents francs.

Pensionnat de madame Dupont. Enfin, madame Du- ■ pont a ouvcit, depuis plusieurs années, en faveur des familles protestantes de la ville et du département, un pensionnat qui jouit d’une réputation méritée. Cet établissement compte près de soixante-dix élèves. Les sous-maîtresses sont au nombre de six.

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