‹ Histoire de l'Université de Valence, et des autres établissements d'instruction de cette villeChapitre 48 sur 72 · PENSIONNATS RELIGIEUX · texte numérisé non relu

PENSIONNATS RELIGIEUX

Pensionnat de la Visitation. Le pensionnat de la Visitation-Sainle-Marie occupe l’un des premiers rangs parmi les institutions de ce genre. II est divisé en trois classes, comprenant six cours, sans compter le cours élémentaire suivi par les enfants qui apprennent à lire et à écrire, et le cours supérieur qui sert de moyen de perfectionnement aux élèves pour qui les parents désirent une instruction plus développée.

Ce pensionnat renferme aujourd’hui cinquante-cinq élèves. Le prix de la pension est de cinq cents francs.

Pensionnat de la Trinité. Les religieuses trinitaires s’établirent à Valence le 24 décembre 1685, et furent chargées du service de l’Hôtel-Dieu. Elles remplirent cette mission avec zèle et dévouement jusqu’à l’année 1820, époque où, l’Hôtel-Dicu ne suffisant plus au nombre des malades, ceux-ci furent transportés à l’hôpital général, dont un arrêté du préfet de la Drôme confia la direction aux religieuses du Saint-Sacrement. Le même arrêté laissa, à titre de dédommagement, aux sœurs trinitaires la jouis- % sance des bâtiments de l’Hôtel-Dieu pour y fixer leur noviciat et y établir une école communale gratuite en faveur de laquelle on leur alloua une somme annuelle de douze cents francs. Cette école a été, en 1838, transformée en salle d’asile et en externat.

Le pensionnat trinitaire remonte à l’année 1821. A cette époque, les externes et les pensionnaires réunies recevaient les leçons des mêmes maîtresses; aujourd’hui l’externat et le pensionnat sont entièrement séparés.

Depuis lors, la prospérité de l'établissement est toujours allée croissant. Par suite de l’augmentation progressive des élèves, le pensionnat a été partagé en deux cours; les jeunes élèves forment le second; dès qu’elles ont atteint l’âge de quatorze ans, elles entrent au premier. Chaque cours a une salle d’étude et des dortoirs séparés.

L’enseignement comprend six classes, plus la classe préparatoire. L’instruction religieuse, base unique de toute science et de toute sagesse chrétienne, y est donnée séparément à chaque cours par l’aumônier de la maison. L’enseignement profane embrasse toutes les matières qui en font partie. Les arts d’agrément, la musique, le dessin, la peinture, les langues vivantes, sont enseignés par les religieuses elles-mêmes, maîtresses dans l’établissement.

A côlé cUi pensionnat s’élève l'externat ayant un local complètement séparé et des maîtresses spéciales. 11 renferme, dans deux classes analogues, deux catégories d’externes, l’une pour les familles aisées, l'autre pour les familles plus humbles.

Il y a plus de soixante élèves au pensionnat de la Trinité, et quatre-vingts à l’externat.

Le prix de la pension est de quatre cent cinquante francs.

Pensionnat de la Nativité. Ce pensionnat fut établi à Valence, en 1814, par les soins de M. l'abbé Enfantin, fondateur de la Congrégation de la Nativité, avec le concours de madame de Fransu, supérieure générale. La maison qu’il occupe au faubourg Saunièrc, où l’on respire l’air pur de la campagne, offre toutes sortes d’avantages pour la santé des élèves.

L’objet de l’enseignement est le même que celui de toutes les autres institutions de ce genre. Le cours des études est de cinq ans. Si les familles le désirent, on fait suivre aux élèves un cours supplémentaire d’une ou de deux années pour perfectionner leur instruction.

On compte habituellement au pensionnat de la Nativité soixante élèves ; le prix de la pension est de trois cent cinquante francs.

Les mêmes religieuses admettent aussi dans leur maison les enfants destinées à recevoir une instruction moins étendue que celle du pensionnat. On leur enseigne le catéchisme, la lecture, l’écriture, la grammaire, le calcul et les travaux d’aiguille. Les élèves de cette classe n’ont point d’uniforme, et ne communiquent jamais avec celles du pensionnat. Les conditions d’admission ne sont point oné-

relises pour les familles; mais, du reste, on ne néglige rien pour la santé et les progrès des élèves. Les jeunes filles qui fréquentent cette classe sont au nombre de cinquante.

Pensionnat du Refuge. Le monastère de Notre-Dame-dc- Gharité, dit le Sacré-Cœur ou le Refuge , bien qu’il ait pour but principal de ramener à la vertu les personnes du sexe dépravées par le vice , possède aussi un pensionnat pour les jeunes demoiselles. Elles y sont au nombre de trente environ.

Ce monastère contient dans un local particulier une seconde classe d’élèves, aussi pensionnaires, appelée classe de la Providence. Elle est destinée aux jeunes filles appartenant en général à des parents peu fortunés. Ces enfants, au nombre de trente-cinq environ, se trouvent dans cette classe à l’abri des dangers du monde , reçoivent une instruction élémentaire et apprennent le travail manuel, principalement celui de la couture.

Le pensionnat et cette seconde classe, complètement séparés l’un de l’autre, sont aussi parfaitement isolés de la classe des pénitentes. Celte séparation existe partout , à l'église, aux dortoirs , au réfectoire , et dans les cours de récréation.

Pensionnat de Sainte-Marthe. Cette maison d’éducation, établie dans un local spacieux et très-sain au faubourg Saint-Jacques, quartier d’Athènes, a été fondée par la congrégation des sœurs de Sainte-Marthe en 1859. L’éducation y est aussi complète et aussi solide qu’on peut le désirer. On y admet des demi-pensionnaires qui jouissent des mêmes avantages que les pensionnaires. Les parents

doivent les faire accompagner à l'établissement et les envoyer chercher après les classes.

Il y a quarante-cinq élèves au pensionnat de Sainte- Marthe. Le prix de la pension est de quatre cents francs.

Institution du Bourg-tès -Valence. Enfin les religieuses du Saint-Sacrement dirigent au Bourg-lès- Valence un établissement dans lequel quatre-vingts élèves, pensionnaires ou externes, reçoivent une éducation conforme à leurs besoins, et qui ne laisse rien à désirer aux familles.

Page 1