‹ Histoire de l'Université de Valence, et des autres établissements d'instruction de cette villeChapitre 5 sur 72 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Nouvelles lettres— patentes données par Louis XI el Charles Vlll en faveur de l’université. — Orllian et Millet, premiers docteurs régents. — Philippe Décius. — Adhémar de l’Orme , premier recteur connu. — Extrait et analyse des anciens statuts de l’université.

Le dauphin, parvenu à la couronne sous le nom de Louis XI, n'oublia pas l'université qu’il avait fondée à Valence. Par de nouvelles lettres données le 3 mars 1475, il voulut qu’elle jouit dans tout le royaume des privilèges dont elle jouissait en Dauphiné, et il établit conservateurs de ses droits le sénéchal de Beaucaire, les baillis du Vivarais et du Vêlai , le maître des ports et le visiteur des gabelles. On trouvera ces lettres de confirmation parmi les pièces justificatives.

Par autres lettres-patentes données à Vienne le 3 décembre 1490 et vérifiées en la cour du parlement du Dauphiné le 1 6 juin 1491, Charles VIII confirma de nouveau les immunités et franchises de notre université, « parce que depuis » aucun temps en ça plusieurs personnes, tant en commun » qu’en particulier, à tort et sans cause, s’étaient efforcées » et s’efforçaient encore de briser, violer, rompre et en- » freindre ses privilèges, et ne voulaient souffrir, permettre » et tolérer iceux être entretenus, gardés et observés. »

Grâce à celte haute protection, l’université s'affermit ; il nous reste cependant peu de détails sur son existence et ses développements successifs durant les dernières années du quinzième siècle. Quelques contestations entre les consuls et les docteurs, relatives à la préséance, des transactions à ce sujet, des règlements de comptes, des nominations déjugés et conservateurs des privilèges, tel est l’objet des documents contemporains qui se trouvent encore de nos jours dans les divers dépôts de nos archives (1).

Le plus ancien docteur dont il soit fait mention dans les registres des délibérations consulaires de la cité se nommait Orlhan. Il enseignait dans la faculté de droit en 1456. Le 21 février de cette année, les consuls promirent de lui payer deux cents florins annuellement, à condition qu’il ne plaiderait aucune cause contre la ville.

Pierre Millet lui fut adjoint en 1458.

C’est le seul souvenir qui nous reste du professorat de ces deux docteurs, d’ailleurs inconnus, mais il est important parce qu’il constate l’organisation du cours de droit dans l’université à une époque qui louche presque à sa fondation.

On ignore quels furent les docteurs qui succédèrent à Orlhan et à Millet. Il est fait mention de leurs honoraires dans les diverscomptcs des deniers de l’université depuis

(I) Les papiers relatifs à l'université de Valence sont conservés à l'hôtelde-ville et à la préfecture. Ceux de l’hôtel-de-ville sont en petit nombre ; les uns regardent exclusivement l’université , les autres ont pour olijet des affaires qui intéressaient tout à la fois la ville et le corps enseignant. Les registres des délibérations consulaires contiennent sur ce dernier des renseignements précieux. Le plus ancien de ces registres comprend l’espace de temps écoulé depuis 1 426 jusqu’en 1474. Il a pour titre ces paroles : Eijsso es le papiers des négocias de la rialla de Valensa. Jus-Xpus. Le dépôt des archives de la préfecture renferme la plus grande partie des autres documents qui nous restent.

1460 jusqu'en 1512 ; mais leurs noms, sans doute peu illustres, sont restés dans- l’oubli. Noussavonssculeinentqu’à cette époque, il existait déjà plusieurs chaires, sinon dans toutes les facultés, au moins dans celle de droit, qui fut toujours la plus florissante.

Le 7 janvier 1513, les consuls furent informés de l’arrivée prochaine à Valence de Philippe Décius, le premier de nos plus célèbres professeurs, et ils conclurent en assemblée générale « de lui préparer deux ou trois maisons » dont il choisirait la meilleure, et de donner au bail la » réception d’un écu que payerait chaque écolier pour » contribuer aux gages dudit Décius. »

Philippe était né à Milan en 1454, et avait étudié à Pise sous son père, Lancelot, l’un des plus fameux jurisconsultes de l’Italie. Devenu lui-même très-habile dans la jurisprudence civile et canonique, il obtint une chaire à Pise et à Pavie où il professa avec beaucoup de distinction, quoiqu’une fût encore âgé que de 21 ans. Compromis dans les troublesquiagitaicntalors l'Italie, il vint en France, séjourna quelque temps à Bourges, et fut ensuite appelé à Valence par le roi Louis XII , qui le fit nommer professeur à l’université, et lui donna aussi une charge de conseiller au parlement de Grenoble, avec une pension de 250 écus d’or. Il retourna plus tard en Italie et mourut à Sienne en 1535, âgé de plus de quatre-vingts ans. Les opinions de ce savant jurisconsulte étaient signalées avec éloge dans les assemblées du clergé de France. Il a laissé plusieurs ouvrages qui sont encore estimés (I).

(1) Procès-verbaux des assemblées du clergé de France, tom IV, fiai; . 977. Mobéiu, art. Décius. Chômer, Histoire du Dauphiné, to.n. Il, liv. xv. Bayle, Dictionnaire. Miroecs, De Scriptor. Sac. XVI. Terrasson, Histoire de la Jurisprudence romaine, pag. 417, etc.

Ce fut sous le professoral de Philippe Décius qu’enfin l’université compléta son organisation intérieure. Jusqu'alors ses statuts n'avaient été que provisoires; on attendait , pour y mettre la dernière main, qu'ils eussent reçu du temps et de l’expérience leur sanction définitive. Ils avaient été recueillis et rédigés en 1490 parle premier recteur dont le nom soit arrivé jusqu’à nous. Ce recteur s'appelait Adhémar de l’Orme ; il était licencié en droit, grand chantre du monastère de la Chaise-Dieu , autrefois du diocèse de Clermont, aujourd’hui du diocèse du Puv, et prieur de Saint-Etienne-de-Mariac, au diocèse de Viviers.

Adhémar avait compulsé avec soin les anciens règlements de l’université, ses us et coutumes, scs titres et souvenirs depuis l’époque de sa fondation, et de ses éléments divers il avait formé un corps de règles nouvelles qui furent suivies pendant vingt ans avec plus ou moins d’exactitude. On comprit enfin qu'il fallait sanctionner ce règlement, et le 12 février de l’année 1512, une commission fut nommée pour l'examiner en détail et en dire son avis.

Les commissaires étaient Claude Dodieu, qui remplissait alors les fonctions de recteur, Nicolas Mistral, chanoine de Saint-Apollinaire de Valence, de Saint-Barnard de Romans et de Saint-Julien de Tournon, Jean Monier, licencié en droit, Mathieu Crozat , procureur général de l’université, Ponce Joubert, premier consul de la ville, Etienne Symon, André de Monlaison, Médart de Cluzet, Aymar Larget, Félix Dupré et Antoine Borcicr, docteurs et conseillers de l’université. Ils se livrèrent à un examen sérieux et approfondi du recueil des statuts rédigés en 1490 par Adhémar de l’Orme, en firent l’éloge de tous points, et émirent le vœu qu’ils fussent sans retard rendus obligatoires; ce qui eut lieu presque immédiatement.

Ce recueil , conservé durant plus d’un siècle à l’état de manuscrit dans l’université de Valence, ne fut imprimé qu’en 1601.11 est excessivement rare de nos jours, et nous n’en connaissons qu’un exemplaire, donné à la bibliothèque de Grenoble par M. Jules Ollivier. Son étendue ne nous permet pas de le reproduire ici, nous en mettrons seulement l’analyse et quelques extraits sous les yeux de nos lecteurs. Il est rédigé en latin.

En tète se trouve un prologue dans lequel Adhémar expose succinctement l’objet et le but de son entreprise, et qu’il termine par cette belle invocation :

« Que Dieu, créateur de toutes choses, nous assiste dans » l'accomplissement de notre dessein ; que la Vierge Marie, » fille et mère du grand Roi, choisie dès l’origine de notre » université pour sa patronne, et dont nul n’invoque jamais » vainement le secours, daigne aussi nous accorder ses » faveurs, et s’intéresser constamment à tous nos travaux ! •> L'auteur fait connaître ensuite en détail, dans une longue série d'articles, l’organisation de l’université, les devoirs respectifs de scs membres, la nature de leurs travaux, la discipline intérieure de l’établissement ; rien n’est oublié dans celte exposition, dont le fond et la forme sont également remarquables.

Le premier article a pour objet le culte spécial que l’université devra rendre à la bienheureuse Vierge Marie, sa patronne, et il est conçu en ces termes :

« Du consentement de tous les conseillers, docteurs, li- » cenciés, bacheliers, écoliers et autres membres du corps » universitaire , et scion les statuts faits et observés par » nos prédécesseurs, nous réglons et ordonnons, par une » disposition particulière, irrévocable et obligatoire à per-

» pétuité, que la fête de la Purification de la Vierge Marie, » notre patronne, soit célébrée très-dévotement chaque » aimée par l’université ; qu’à cet effet, une messe solcn- » nelle soit dite dans l’église du Bourg-lés- Valence à haute

• voix parles chanoines et autres prêtres de cette église, à » l’autel et devant l’image de la Vierge, aux frais de l’uni- » versité, et à laquelle assisteront le recteur, les régents,

• les docteurs, les licenciés, les bacheliers, les écoliers » et tous les suppôts de l’université, lesquels devront s’y » rendre et revenir en corps, précédés du recteur. »

Après cette injonction qui honore les sentiments religieux d’Adhémar et de ses collègues, les statuts règlent tout ce qui a rapport à l’élection, aux devoirs et aux prérogatives du recteur de l’université. Le recteur, à raison de son office, est le premier membre du corps; il doit être clerc, né d’un mariage légitime, et avoir au moins vingt-cinq ans révolus. Il sera choisi alternativement, tantôt parmi les écoliers originaires des provinces qui sont au-delà du Rhône, tantôt parmi ceux des provinces qui sont en-deçà ; ses pouvoirs dureront un an, depuis le 8 décembre, fête de la Conception, jusqu’au même jour de l’année suivante. Il aura un conseil composé de doiuc membres, choisis parmi les écoliers les plus remarquables par leur conduite et leur instruction, et qui devront avoir au moins vingt-quatre ans. Un d’entre eux remplira les fonctions de trésorier, un autre celles de procureur ou syndic de l’université. Les pouvoirs du conseil commenceront et finiront avec ceux du recteur.

L’élection du recteur aura lieu comme il suit : Le 23 novembre de chaque année, le recteur en exercice convoquera les conseillers dans l’église de Notre-Dame-la-Ronde, où la messe sera célébrée en l’honneur de la très-sainte

Vierge. Après la messe, il prononcera un discours dans lequel il leur parlera du choix d’un nouveau recteur; puis il leur fera prêter serment de nommer celui qu’ils jugeront le plus digne, et de ne pas révéler leur choix jusqu’au jour de la publication solennelle du scrutin. Le vote aura lieu par scrutin secret, et le résultat en sera consigné dans un procès-verbal scellé du sceau du recteur et de ceux de trois conseillers. Ce procès-verbal devra être gardé secrètement jusqu’au 8 du mois de décembre. Ce jour-là, l’université sera convoquée au son de la cloche dans l’église delà cathédrale, où elle entendra la messe, après laquelle la nomination du nouveau recteur, ainsi que celle de son conseil, sera notifiée aux assistants. Alors un docteur en théologie prononcera un discours en l’honneur de Y immaculée Conception, qu’il aura soin de terminer par l’éloge de l’ancien recteur ; il exhortera aussi celui qui aura été élu à bien remplir les devoirs de sa charge ; ensuite l’ancien recteur et son conseil se rendront auprès de l’élu pour l’inviter à entrer en fonction ; l'élu sera aussitôt présenté à l’évêque, qui confirmera son élection et recevra son serment en sa qualité de chancelier de l’université (1).

Il est expressément défendu à tous les membres du corps de solliciter les suffrages des électeurs, pour être élevés à la dignité du rectorat ; quiconque leur offrira de l’argent ou leur adressera des prières à cette fin est déclaré inhabile à remplir la charge de recteur, et s’il est élu par suite de ces manœuvres, son élection sera nulle de plein droit.

Dans les réunions, les assemblées, les actes académiques, le recteur, à raison de son office, aura la préséance sur les

(I) Nos lecteurs trouveront la formule de ce serment parmi les pièces justificatives.

docteurs, licenciés, bacheliers, et autres suppôts, quels que soient leur état, leur condition, leur grade, leur dignité et leurs privilèges; partout, en un mot, où il se trouvera avec les autres membres du corps universitaire, il occupera le premier rang. Il en sera considéré comme le chef, et tous lui devront respect et obéissance. Il déterminera l’ordre et le lieu des exercices, la durée des leçons de chaque professeur. Les leçons auront lieu tous les jours, excepté le jeudi de chaque semaine, les fêtes, les dimanches, et pendant les vacances, qui s’ouvriront le jour de la Nativité de la sainte Vierge, et finiront le lendemain de la fête de saint Luc.

Le jeudi et les autres jours fériés, le recteur pourra prescrire des répétitions, des conférences, des disputes et autres actes académiques. Les dimanches et fêtes, il assistera à la messe avec tout son conseil.

De temps en temps il fera lire en public les statuts et veillera sur leur exacte observation; il visitera fréquemment les classes de toutes les facultés , exhortera les élèves au travail, et, s’il survient entre eux quelque altercation, il y remédiera au plus tôt ; il fera le rôle des gradués, pourvoira soigneusement à la collation des grades, et signera les lettres de nomination.

Dans la gestion des affaires, il consultera toujours son conseil, et pour les affaires majeures il appellera auprès de lui les docteurs; il pourra même, s'il le juge opportun, convoquer tous les membres de funiversité.

Il disposera des deniers communs, aura un petit sceau à son usage, et une clef du coffre-fort. Il vérifiera les comptes du trésorier deux fois par an, et pourvoira lui-même aux offices inférieurs, en nommant le garde des sceaux, le secrétaire et les bedeaux de l’université.

Chaque année, le 1 er septembre, un bedeau ira, au nom du recteur, s’informer auprès des régents de chaque faculté de ce qu'ils se proposent de lire, de l’heure et du lieu où ils veulent le faire, et il en rendra compte au recteur, alin que si quelque régent ne peut ou ne veut lire, le recteur le fasse remplacer.

Le lendemain de la fête de saint Luc, une messe solennelle du Saint-Esprit sera célébrée à la cathédrale, et tous les membres du corps universitaire devront y assister. Après la messe, les docteurs régents se rendront dans la salle du chapitre et prêteront serment entre les mains du recteur; puis ils iront dans la grande salle de l’université, et un docteur y prononcera le discours d’ouverture, dont le sujet sera l’éloge du droit civil et canonique, ou de la théologie, ou de la médecine, ou de la philosophie et des belles-lettres.

Les régents pourront recevoir un florin de gratification de chacun de leurs élèves respectifs ; si leurs élèves sont riches, ils pourront en exiger deux florins. Le régent qui présentera un dc-s élèves au baccalauréat en recevra encore un florin.

Chaque écolier, en arrivant à Valence, sera libre de suivre les leçons de tel ou tel régent, dans telle ou telle faculté, mais une fois qu’il aura choisi l’un d'entre eux, il sera tenu d’assister à ses leçons jusqu’aux vacances, sous peine de parjure.

Avant toutes choses, les élèves devront prêter serment entre les mains du recteur, et faire inscrire leurs noms, prénoms, qualités et dignités sur les registres de l'université. Le serment se prêtera en présence du trésorier, qui recevra un gros pour le recteur, un gros pour le bedeau et

cinq gros pour la caisse commune. En outre, tous ceux qui viendront à Valence pour y suivre les cours universitaires devront payer dans l’espace d’un mois ce qu’on appelle le bëjeaune, pour droit de joyeux avènement. Les pauvres seront dispensés de cette redevance, mais les riches donneront deux ou trois florins ou même davantage, s’ils le veulent, chacun selon ses facultés. Défense est faite de consacrer cet argent en festins somptueux qui ne donnent pas la science, mais qui dégénèrent souvent en abus, comme d’inquiéter les élèves qui ne pourraient pas payer le béjeaune, ce qui les dégoûterait de l’étude et leur rendrait odieux le séjour de l’université.

Aucun élève de l’université ne pourra être reçu bachelier qu’après deux ans d'étude à Valence ou ailleurs; il sera présenté par un docteur régent qui attestera ses bonnes mœurs et sa capacité. La cérémonie de sa promotion sera publique ; le recteur y assistera, ainsi que les consuls de Valence; le candidat pourra y inviter les autres bacheliers, ainsi que ses amis. 11 se présentera à la cérémonie avec la robe (tabardo) qu’il gardera en retournant chez lui, et qu’il aura le droit de porter jusqu'à ce qu'il soit promu au grade de docteur ; alors il y ajoutera le capuce et les autres insignes de ce grade. Les religieux se présenteront avec l'habit de leur ordre.

Nul bachelier ne pourra prétendre à la licence sans avoir exhibé au chancelier ses lettres de baccalauréat, sans avoir lu et étudié à Valence ou ailleurs, dans toute autre université fameuse, et sans avoir soutenu publiquement des actes qui prouvent sa capacité, à moins que, pour de bonnes raisons, le recteur n’ait cru devoir l’en dispenser.

Tous les docteurs promus dans les quatre facultés offri-

ront à ceux qui auront assisté à l’acte du doctorat un birret, une paire de gants et un dîner, ayant soin de réserver pour le recteur des gants et un birret plus riches que ceux des autres assistants.

On défend aux écoliers de se livrer aux jeux et aux excès de la bonne chère, de fréquenter les lieux suspects, les spectacles, les maisons de plaisirs ; on les exhorte à se préserver du luxe, de l’inconduite, de tout ce qui peut porter atteinte aux bonnes mœurs ; on les invite même à assister à la messe tous les jours, alin d'y prier pour le fondateur et les bienfaiteurs de l’université.

Le dimanche, la messe sera célébrée solennellement à la cathédrale pour les membres du corps universitaire et à ses frais ; ils s'y rendront tous ensemble, et chacun, à tour de rôle, y offrira le pain bénit.

Le samedi soir, un bedeau publiera l’avis suivant en présence de l’université réunie :

« Par ordre exprès de notre digne et honorable recteur » et conformément aux prescriptions de nos statuts, il est » enjoint à tous les régents, conseillers, élèves et suppôts « de l’université, quels qu’ils soient, d’accompagner de- » main dimanche le recteur à la messe, d’y assister et d’en » revenir avec lui, sous peine de parjure et d'une amende » de deux gros au profit de l’université. »

Tel est, en substance, le règlement universitaire rédigé en 1490 par Adhémarde l’Orme, et resté à l’état d’épreuve, comme nous l’avons dit, durant une période de vingt-deux ans. Il fut définitivement rendu obligatoire et mis en vigueur en 1512, sous le rectorat de Claude Dodieu, et quelques jours seulement avant l’arrivée de Philippe Décius à Valence.

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