BACHASSON
L’université de Valence avait pour recteurs en 1698, Jean-Pierre Bachasson, et en 1730, Laurent Bachasson.
Cette famille illustrée de nos jours par deux ministres de l’Intérieur, était originaire de Valence. Jean-Pierre Bachasson fut anobli pendant son professorat comme la plupart des autres régents de l’université. En 1785, un descendant de cette famille, ayant acquis une charge de conseiller au parlement de Grenoble, ajouta à son nom pa-
tronymique celui de Montalivet, terre située près de Montmeyran, et l’empereur confirma ce titre de noblesse en nommant M. Baehasson de Montalivet comte de l’empire.
M. Baehasson de Montalivet était né en 1760, et avait embrassé jeune encore la carrière des armes. Il connut Napoléon à Valence en 1789 et eut avec lui de fréquentes discussions sur les affaires politiques. En 1791, il faisait partie du bataillon des volontaires de la Drôme avec le grade de caporal. L’année suivante, il fut nommé maire de Valence , et se fit estimer et chérir de ses concitoyens. S’étant démis de ses fonctions municipales, il fut appelé successivement à la préfecture de la Manche et il celle de Seine-et-Oise. L’empereur le nomma ensuite conseiller d'Etat %u 1805, directeur-général des ponts-clehaussées en 1806 et ministre de l’Intérieur en 1809.
En 1815, il suivit à Blois l’impératrice Marie-Louise, et au retour de l’ile d’Elbe, Napoléon le nomma intendant général de la couronne et pair de France. Il fut rétabli dans cette dignité en 1819, et l’a conservée jusqu'à sa mort, arrivée le 22 janvier 1823.
M. de. Montalivet est un des ministres de l’empire qui ont le plus puissamment contribué aux grandes choses accomplies sous le règne de Napoléon et qui ont laissé la réputation la mieux établie de savoir et de probité.
Il avait épousé Louise-Françoise-Adélaïde Lauberie Saint- Germain, sa cousine, dont il eut trois fils : Simon, mort à Véronne en 1832, Charles, mort la même année à Naples, et Marthe-Camille, né â Valence le 25 avril 1801. Celui-ci, héritier des titres de comte et de pair de France, entra en 1826 à la chambre des pairs. Louis-l’hilippe le nomma en 1830, ministre de l’intérieur, et en 1831, ministre de l’instruction publique. Après la mort de Casimir l’errier, en 1832, il reprit le portefeuille de l’inté-
rieur, puis il fut chargé de l’intendance générale de la liste civile qu'il conserva jusqu’à la révolution du 24 février, époque où il se retira des affaires publiques.
M. le comte Marthe-Camille de Montalivet est grandcroix de l’ordre de la Légion d’honneur et membre de l’Institut.