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Histoire de la Banque nationale [microforme]

Nous entreprenons, aujourd'hui, un travail de longue haleine : l’histoire de la banque Nationale de Québec,en Canada, une des plus belles institutions financières de notre pays, institution qui à donné un grand démenti à l'opinion anglaise d'autrefois ; savoir : Que nos compatriotes n'étaient pas hommes de chiffres, encore moins financiers. M. Francois Vézina, qui a eu sa grande part de l'honneur qui revient aux fondateurs de la banque Nationale, à droit à nos plus sincères remerciments pour les notes qu'il a bien voulu nous fournir et sans lesquelles nous n’aurions pu faire notre travail. En effet, ces notes étaient si complètes que nous n'avons presque pas eu besoin d’aller puiser à d’autres sources, ou expliquons-nous franchement.

Dans les notes que ce monsieur nous à remises on pourrait à peire; say Or. tonté. le part qu'il a prise

à l'établissement: dé la: bénqué “Nütionale, et c'est afin de donner à M. Vézina toute sa part de inérite, rien de plus, mais aussi rien de moins, qu'il nous à fallu aller chercher nos renseignements. Mai: le “Caiïssier”, comme on se plaît à appeler M. Vézina, au faubourg, n’y a rien gagné avec nous, car nous avons suivi le vieux proverbe qui dit, en mauvaise poésie :

“Humilité à tout homme bien sied, “Qui plus bas se tient, plus haut on l'assied.”

Avant d'entrer tout de bon en matière, il sera peut-être agréable au lecteur d’avoir sous les yeux une notice abrégée des principales banques de l’univers, etc.

Mais, avant l'établissement des banques, quelle a été la monnaie ?.... La monnaie de troc : sel, bétail, cuir, tabac, lingots, fourrures, produits agricoles, etc. qui a été x monnaie primitive. Puis est arrivée la monnaie de métal : or, argent, cuivre monnayés, qui à été la monnaie transitoire, entre la

monnaie primitive et {a monnaie de papier, tel que nous l’avons aujourd’hui.

M. Emile de Girardin, qui s’est beaucoup occupé de questions financières. dit qu’un système universalisé, où il n’y aurait ni le risque d’être perdu, ri le risque d’être volé, ni le risque d'être contrefait, produirait la monnuie parfaite.

M. L. Hamon, dans un ouvrage intitulé “ Essai sur le progrès des institutions économiques, ” dit : — ‘“ Cette mesure des valeurs, cette marchandise intermédiaire ‘existe, c'est la: monngie, dont l'invention remonte à l'origine de Péchange ; car on la retrouve même chez les tribus sauvages. Chaque peuple y affecte, parmi les produits de son industrie, celui qui réunit les qualités les plus propres à cette fonction, comme la divisibilité, l’'homogénéité, la stabilité, etc. L'or et l’argent possédant au pius haut degré ces qualités, ils ont obtenu ce privilésge partout où ils étaient connus. Ils forment la monnaie courante de toutes les nations.”

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