‹ Histoire de la Banque nationale [microforme]Chapitre 11 sur 24 · PASSIF · texte numérisé non relu

PASSIF

Capital versé... ...ssscssssoss.e ee 52,000,000.00

Billets en circulation. ss.

Dépôts du gouvernement de la puis-

sance. remboursables à demande...

Dépôts du gouvernement de la puis-

sance, payables après avis. ......

Dépôts du gouvernement provincial

payables après avis. ...,.........

Autres dépôts remboursables à demande Autres dépôts remboursables après avis.

Dû à

Dû à d'autres banques, hors du Canada.

d’autres banques, en Canada...

Dividende payable au Ler mai, 1877.

Engagements non compris dans lesitem

qui précèdent, sssosssossssesse Fonds de réserve. .......5300,000.00

Compte de profits et pertes. 17,947.61

F. VÉZINA

Caissier

Proposé par Mons. T. Ledroit, secondé par Mons.

Gaspard Lemoine,

“ Que le rapport des directeurs, ainsi que les états y annexésqui viennent d'être lus, soient approuvés, publiés et imprimés pour l'usage des actionnaires.

Proposé par Mons. J.-B.-Z. Dubean, secondé par

Mons. Cy. Tessier,

+ Que les remerciements sincères des actionnaires de la banque Nationale sont dûs et présentement offerts à Messieurs les président et vice-président et directeurs de cette institution, pour leur bonne gestion des affaires de la banque, pendant l’année écoulée.

Proposé par Mons. Edmond Giroux, secondé par Mons. L. E. Bais,

‘ Que les remerciments de cette assemblée soient présentés à Monsieur le caissier, messieurs les gérants et autres employés de la banque, pour leur attention particulière dans l'exercice de leurs charges respectives. ?

Le dépouillement du scrutin démontre que les messieurs suivants ont obtenu le plus grand nombre de voix et sont, en con séquence, élus directeurs ; savoir :

L'hon. E. Chinic, l’hon. I. Thibaudeau, l’Hon. U.-J. Tessier. MM. OI. Robitaille, M. D., P. Vallée, Hy. Atkinson, Jos. Hamel.

L’'Hon. E. Chinic laisse le fauteuil, et il est remplacé pâr Mons. C. Delagrave.

Il est proposé par l’Hon. I. Thibaudeau, segondé par Mons. Henry Atkinson,

“ Que les remerciments des actionnaires ici présents sont dus à l’hon. E. Chinic, pour les services qu'il a rendus à la présidence de cette assemblée, ainsi qu'au secrétaire et à messieurs les scrutateurs, dans l'exercise de leurs devoirs comme tels.”

Et l'assemblée s’ajourne.

EUG. CHINIC,

Président.

U. TESSIER, Je.

. Secrétaire.

Québec, 4 mai, 1877.

À une assemblée des directeurs, tenue subséquemment, l'hon. E. Chinic a été élu président, et l’hon. I. Thibaudeau, vice-président de la banque pour l’année courante.

F. VÉZINA

Caissier.

Nous avons vu, dans l’histoire de la formation de la banque Nationale et danssa marche florissante, que les connaissances nécessaires à l’homme d'Etat, comme celles qui sont importantes au négociant et à l'homme d'industrie, se sont toutes réunies pour le même but : celui d'encourager le commerce local de Québec et l’industrie du pays. Les citoyens manufacturiers, encouragés par cette banque, ont acquis l’aisance et la richesse, pour la raison élémentaire bien connue : parce qu'ils ont pu donner du travail à la population ouvrière; Car, dans tous pays, le plus grand signe de prospérité est de voir cette classe occupée à des travaux utiles, Et, comme toute la valeur additionnelle donnée aux matières premières, vient du travail, les manufacturiers ont portél eur intelligence vers un but : celui de produire le plus de travail possible et augmenter sa puissance par une distribution éclairée et par l'invention des machines qui ont remplacé les efforts de l'homme et lui ont donné une plus grande ressource de production.

La banque Nationale a eu le talent d'économiser le capital qui lui a été confié, et elle a donné d’excellentes preuves d'administration. Klle a augmenté la rapidité de la circulation de ce capital, sans en réserver une partie. Elle a toujours fait circuler le

petit capital de tous ceux qui ont voulu recourir à elle pour un prêt temporaire, au moyen de l'escompte ; par conséquent, le capital productif de Québec a été augmenté.

La banque Nationale a été la dépositaire des capitaux de Québec ; elle a été comme le rouage d'une machine qui à reçu et transmet la force, selon que l'occasion “est présentée, et c'est ainsi qu'elle a fait fonctionner plus régulièrement et plus utilement le mécanisme commercial.

Mais la banque Nationale a rencontré des malheurs pendant la crise qui sévit depuis 1875; son fonds de réserve a diminué de $100,000 ; la valeur le ses actions a tombé ; ses dividendes sont diminués.

Oui! la banque Nationale a rencontré des malheurs, et son fonds de réserve a été diminué; et pourquoi faut-il avoir à ajouter, à enregistrer ici, qu'il s'est trouvé des Canadiens assez petits pour se réjouir de ces malheurs ? On me dira peut-être que le nombre de ces hommes sans nom est fort limité; mais, n'y en eût-il qu'un, que ce serait encore trop. Comment concevoir, en effet, qu'il puisse se trouver, parmi nous, ici, à Québec, des hommes capables de jalouser une institution essentiellement québécoise, une ban- ‘que canadienne qui à fait et fait encore tant d'honneur à la capitale de notre province, en particulier, e£ tout le pays, en général ? Ah! Boileau à bien eu raison de dire :

“ De tous les animaux qui s'élèvent dans l'air, Qui marchent sur la terre cu nagent dans la mer,

De Paris au Pérou, du Japon jusqu'à Rome,* Le plus sot animal, à mon ayis, c’est l’homme.

Mais pourquoi la banque Nationale avait-elle

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