‹ Histoire de la Banque nationale [microforme]Chapitre 19 sur 24 · EXTRAIT DU CANADIEN DU 13 JUIN · texte numérisé non relu

EXTRAIT DU CANADIEN DU 13 JUIN

La multiplicité de nos occupations nous a seule empêché jusqu'anjourd’hui d'appeler l'attention de nos lecteurs au prospectus de la banque Nationale qui vient d'obtenir sa charte du parlement provincial. Il serait oiseux pour nous d'entrer dans de bien longues considérations pour faire ressortir la nécessité de cette nouvelle institution financière parmi nous ; il nous suffit de répéter dans les termes du prospectus que nous croyons “ le temps arrivé de “ fonder à Québec une banque dont le principal but “ serait de protéger d’une manière spéciale le com- “ merce intérieur et l'industrie du pays.”

Cette institution est fondée dans un trop bon esprit et ceux qui sont à la tête offrent des garanties

trop complètes au public, pour qu'il n’y ait pas un élan général à Québec pour contribuer à sa création. Nous avons déjà fait ressortir les avantages particuliers qui devront en résulter pour une classe spéciale de nos concitoyens qui, quoi que parfaitement fondée, ont bien de la peine à se faire accepter dans les temps de besoin auprès d’autres maisons financières à la merci du haut r.ramerce. C’est donc moins une rivalité que la nouvelie banque a en vue, qu’un moyen de venir au secours de ces classes méritantes arrêtées dans leur essor, afin de trouver dans l’occasion, les capitaux nécessités par leurs besoins d'entreprises. Nous comptons donc que le zèle intelligent de nos concitoyens ne fera pas défaut en cette circonstance,

et que la souscription sera faite de façon à permettre

à la Banque Nationale d'ouvrir de bonne heure l’automne prochain.

Voir le prospectus.

ExTraIT pu CANADIEN DU 12 SEPTEMBRE 1858.

Bien qu'on ne nous ait pas adressé le Communiqué qui à paru dans d’autres journaux de cette ville, nous ne laisserons pas passer l’occasion sans renouveller, auprès de ceux sur qui nous pouvons exercer quelque action, l’appel que nous leur avons déjà fait dans le temps pour prêter les mains à ce projet de toute importance pour Québec. La preuve de notre sincérité sera dans le concours personnel que nous avons promis de mettre à son suc:ès et que nous y mettrons incessamment au pro rata de nos facultés pécuniaires. Nous espérons que notre exemple parle-

ra plus haut que nos paroles aux oreilles de ceux qui préfèrent le langage des faits à celui des protestations.

ExTRAIT Du COURRIER pu CANADA DU 24 SEPTEM- BRE 1859.

Nous faisons, comme organe de la presse, un nouvel appel aux citoyens de Québec au sujet de la banque Nationale, Ilserait superflu de répéter ce que nous avons déjà dit par l’utilité de cette nouvelle création : tout le monde en sent la portée utile et même nécessaire ; mais il ne faut pas s’en tenir à cette stérile admission, il faut contribuer au succès de l’entreprise selon ses moyens.

Page 1