‹ Histoire de la bourgeoisie de ParisChapitre 21 sur 25 · CHARLES T0USSAC · texte numérisé non relu

CHARLES T0USSAC

l'ardeur qu'imprime l'entraînement révolutionnaire. L'évêque de Laon avait promis d'obtenir du Dauphin, par persuasion ou autrement, un trèsfort et seur sauf-conduit en faveur de Charles-le-Mauvais et de l'envoyer à Amiens où se trouvait ce prince, pour qu'il pût venir à Paris. « Et lors, disent » les Grandes Chroniques, au conseil de Monseigneur »le Duc estoit principal et souverain le dist éves- » que de Laon qui les choses dessus dictes avoit » toutes préparées et faictes par la puissance etayde » du devant dict prévost des marchands et de dix » ou de douze de la ville de Paris. Si n'estoit pas «merveille se le dict Monseigneur le Duc estoit » conseillé à faire tout ce qui estoit bon au roy de » Navarre. Lequel sauf-conduit fu porté à Amiens » par un clerc appelé Mahi de Picquegny, et du • dict Monseigneur Jehan de Picquegny, et par un leschevin de Paris appelé Charles Toussac (1).

Quelque temps après, ce dernier, de retour à Paris, envahisait l'église Saint- Jacques-de-1' Hôpital, suivi par spécial de grand foison de séditieux, précédé par Jehan de Sainte-Haude et par Estienne Marcel. Celui-ci, faisant de sa cause personnelle

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