CRT :CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
fins du Piémont » de manière À en exéouter les dispositions dés “que les événements lé réclameraient (1),
En conséquence, le lendemain, de Vins evpédiait à Tende le major Marquetti porteur des appréciations du roi et de deux plans dont le texte manque, mais qu'il appréciait ainsi : « le deuxième de ces plans est certainement plus agréable que le premier. La difficulté c'est seulement de savoir si les troupes que vous avez peuvent suffire à l'exéeuter, Si l'on pouvait gagner quelques semaines pour tenir l'ennemi au delà des montagnes, ce serait beaucoup gagnér. Eu attendant tâchez de vous débarrasser de tout ce qui ne peut pas vous suivre dans une marclie pour n'ôtré pas embarrassé de rien quelque parti qu'onfsoit obligé de prendre, Le reste le major Mars quetti vous Le dira de vive voix s (2). D'après M. de Malaussena ces! projets se « réduisaient à se soutenir dans le comté jusqu'à In fonte des neiges et à se replier ensuite sur Le col de Tende » (8).
Suns rien affirmer, ce passage doit être inexnct; en effet, le même jour M, de Gherardini écrivait à son souverain : M. de Vins “ a présenté une note au roi dans laquelle il lui conseille, vu le risque de l'armée du général Colli et l'impossibilité de se soutenir, au delà dés monts avec si peu de forces, d'abandonner le comté de Nice, Saorge et les Alpes, et de se retirer dans In plaine pour garder les débouchés des vallées et réanir les troupes le mieux qu'il sera possible ».
Ceci était vraisemblablement le premier plan ; le second, auquel de Vins attribuait la préférence, consistait à se maintenir sur les hauteurs de Tende afin de tenir le débouché du col (4).
Malgré le refus du général en chef, Colli avait dû insister sur ln nécessité d'opérer dans la direction de Navn et sur le peu d'utis lité qu'il tirait des rassemblements à Coni et à Mondovi, car dans la journée de Vins lui écrivait dans une seconde lettre. « Je sais que Saint-Dalmazo et Tende ne sont pas couverts par les troupes de Coni et de Mondovi ; maïs je sais que si l'ennemi peut venir dé ce côté, il vous prend vous avec votre corps et Saint-Dalmas ét Teade », Blämant la conduite tenue il ajoutait : « je sais aussi que les attaques que vous faîtes ne peuvent donner la moitidre jalousie à l'ennemi, qu'en revanche si, selon mes ordres, vous oussiez attaqué du côté de Dolcencqua, si même vous n'eussiéz
leville à de Vins, ar avril, page 308.
à Colli, at avril, page 306,
13) Malaussena, Journal historique, page 34.
(4) Gherardini à Thugut, 21 avril, Viveñot, Onellen, page 190,