CCCXXI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
une opération des plus difficiles ; pour tenter de la couvrir, Mau landi prit sue lui de faire gurder Marta par cinquante volontaires du corps franc que le comte d'Ison lai donna très volontiers: un compagnie de chasseurs dé Pignerol devait s'y maintenir jusqu'au, soir avee les 200 travailleurs afin d'en imposer à l'ennemi (1).
Ce mouvement rétrograde, dont on ignorait les motifs, ne fat pas sans causer un certain mécontentement ; un officier l'exprima même à Maulandi: « Nous quittons cette position, lui dit-il, je vous purie que les Français en soient emparés avant deux heures pour ne plus la quitter » (2).
Nous avons vu que Masséna avait renouvelé à Brulé l'ordre donné le 24 de se rendre maître de Marta. Sans s'en laisser impo= set par les mesures des Piémontais, Brulé saisissnit cetie occasion favorable ; a; vu les corps piémontais « rentrer dans leurs camps particuliers », il mettait en mouvement les troupes françaises Les Piémontais se repliérent de Marta après une faible résistance en partie sur la Mappa, petite hauteur entre Marta et Fels, La compn= gaie de Pignerol se « retira en se roulant par la pente qui tomba dans le vallon de Riosèceo set se rendit à la Brigue (3); continuant sa marche, Brulé prenait pied sur la Mappa où il eulevait quelques tentes ; d'aprés les rmpports piémontais, il aurait même dépassé cette hauteur et se préparait à pousser sur Fels (4). Ceci paraft douteux, l'ordre de Massénn ne parlait pas d'une telle pérationret, pour être couronnée de suecès, elle exigeæit des forces plus considérables, Il pouvait être environ 4 heures (4).
Le bataillon de chasseurs rentré à son camp retournait à Maria ; le 2 des gardes et deux compagnies de Belgioso accouraïent de col Ardente.
1 était dangereux pour les Piémontais de Inisser un corps fran çais s'établir si proche de leur retranchement. À l'arrivée des ren forts, le comte d'Ison résolut de rentrer en possession de la Mappa ; par son ordre, tout le corps franc prenait les armes, une partit s'établissait duus ln redoute, le resté s'avançuit au-devant de nonisy ce mouvement était appuyé par le Gr de deux petites pièces de 4ët de quatre fusils de rempart arrivés dans l'après-midi du pare de San Dalmazzo et placés dans la redoute ; leur feu ralentit un peu
{1} Journal du régiment des gardes, page 168. Maulandi, Relation, page 102.
{s\ Relation de Honnaud, page 327.
13] Malaussens, Journal historique, page 35.
14} M. Bonanod éerit que l'atinque eut lieu à 1 heure: au contraire, le Jour nal du régiment des gardes indique 4 heures comme étant Le moment oùile ont pris les armes,