CCCXXIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
Colli attachait à Fels; informé de l'occupation de Marta par les Français, il décidait de lu reprendre dans la journée du 26. Le 25 au soir, après avoir conféré avec le général Colli, Maulandi partait de la Brigue portant l’ordre au comte Radicati « de faire attaquer le 26 au matin l'ennemi posté à Marta et de le chasser dé celte position » (1). Cette attaque devait être soutenue sur la droite par le romte de Bellegarde qui enléverait le Pellegrino.
Les troupes aux ordres du comte de Bellegarde comprenaient alors le corps des grenudiers royaux, le régiment de Belgioso, le 1 bataillon de chasseurs, le régiment des gardes, le 12° bataillon d'Asti et une compagnie de pionniers ; celle-ci se rendit le 26 au camp de la Praya.
Ayant remarqué qu'à la suite de l'attaque du 25 les Français se portaient en grandes forces sur Marta, Bellegarde jugeait le monnent venu d'enlever le Pellegrino, À 7 heures du soir, le comte de Saint- Michel recevait ordre de partir avec le bataillon d'Asü et d'aller à la garde avancée de Rocea-Darbonu ; une compagnie de greux diers royaux, une de Belgioso, deux du régiment de Piémont Uy suivraient ; c'était avec cette troupe qu'il devait exécuter l'attaque de Pellegrino. La 4° compagnie d'Asti de garde depuis le matin à Rocca-Barbona avait ordre « d'y tenir forme, de couvrir et protéger la retraite de ces troupes en cas de besoin ».
«“ Comme la marche était longue et pénible, que lu nuit surprit M. le comte de Saint-Michel en route, et qu'arrivé aux avant-pustes de Rocca-Barbona il dut laisser reposer sa troupe, l'attaque ne commença qu'à 2 heures 1/2 du matin ». Telle est lu version du comte de Bellegarde. L'ordre de marche n'étant parvenu qu'à 7 heures du soir, le mouvement devait nécessairement s'effectuer de nuit, et le motif allégué n'est pas admissible. Le comte de Saint: Michel rejette au contraire en entier la cause de ce retard sur la centurie de Piémont, celle-ci rejoignit une heure après les autres, 6t l'on fut encore obligé de lui donner un quart d'heure de repos.
D'après l'ordre de Colli, l'opération contre le Pellegrino était secondaire, elle n'avait pour but que de favoriser l'attaque décisive sur Marta,
Afin de ln seconder, Bellegarde dirigeait sur ce point une ulivision de Belgioso, le 1° bataillon de chasseurs et le 2° du régis ment des gardes (2), et il prévenait le comte de Rudiçati de sou mouvement sur le Pellegrino ; celui-ci refusait net de marcher con
(1) Maulandi, Relation, page 152.
49) Bellegarde, rapport, page 25,