‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 12 sur 204 · LXVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

LXVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

Le mois de février se terminait et l'on n'avait abouti à rien de positif; l'on comprend le désappointement de la cour de Turin de voir s'écouler un temps si précieux sans qu'aucune question eût été résolue,

En réalité, l'empereur avait pris son parti. Depuis l'audience impériale du #7, une nouvelle lettre de l'archidue lui avait montré In nécessité de faire avancer le corps autrichien « comme ami ou comme ennemi » à travers les états du roi de Sardaigne, et de l'éta= blir vers Tortone et Alexandrie, Un tel mouvement n'offrait que des avantages ; il appnierait l'effet de la note remise au gouver: nement génois qui avait déjà produit le meilleur effet et rorait lo courage de résister aux Français. Actuellement il péu confiance « que le roi de Sardaigne pût défendre par ses pro+ pres forces le passige des Alpes»; les défilés franchis, l'ennemi s'unirnit avec les Piémontais pour marcher contre la Lombardie ct Gênes, c'était là le secret motif qui rendait en général les Génois « si peureux ». Une fois les Français installés en Piémont, * la masse dé la population piémontaise très disposée déjà à la révolte et forcée par la guillotine » viendrait grossir leurs rangs afin de leur résister, il faudrait augmenter les forcés autrichiennes, surtout la cavalerie pour combattre en plaine, d'où résulterait un aceroissement de dépenses. Ainsi les considérations militaires 'ajoutaient aux motifs d'économie pour commander la défense des passages des Apeunins du côté de Gênes.

Le succès de cette opération dépendait de la vitesse avee laquelle: on l'exéeuterait ; les états de la maison d'Autriche étant séparés de ceux de la République par le Piémont, il était indispensalilé d'éta= blir dans ce pays des magasins d'où le corps destiné à cette mission tirerait sa subsistance. Cette mesure « de la dernière importance », Stain l'avait réclamée dés le 3 décembre 1793 sans avoir obtenu de réponse.

En terminant, l'archidue revenait encore sur l'impossibilité où était le roi de Piémont de défendre avec ses seules forces les passages des Alpes, & vu la faiblesse de son caractère et la di sation dans sun militaire ». Les Fonnçais auraient loute facilité pour l'écraser, el une fois maitres du Piémont avec l'aide « de la guillos fine », u ils sauraient bien faire servir toutes ces forces piémontaisés evntre la Lombardie ». L'armée autrichienne chargée de la défense de cette province, réduite à former un long cordon serait percée tôt où tard ; l'exemple de Wurmser était là pour le prouver,

L'urchiduc faisait dépendre le sort de la Lombardie de la conservation de la barrière des Alpes dont les passages devaient être

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