LXIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
entendu faire mention de deux armées que l'Autriche voulait avoir en Italie ; l'une pour agir, l'autre simplement d'observation « (1).
M, Eden qui, par la situation de su cour avec celle de Vienne, avait grande chance d'étre tenu au courant, n'oblenait lui-même rien de positif ; M, de Rossy l'interrogenit le 17 sur les bruits qui cireulaient non seulement sur la force du corps autrichien que quelques-uns faisaient monter à 26.000 hommes y compris 5.000 à 6.000 hommes destinés à former li garnisou des places de la Lombardie, mais aussi sur leur commandant (2),
La question du général de Vins tenait particulièrement à cœur 4 l'Autriche. Dans ses conversations avec M. de Front, lord Grenville me Tai avait pas caché qu'un des principaux griefs de cette puissance était le peu de considération dont ce général prétendait jouir à Turin. La décision du roi nommant le général de Vins éeommendant général de ses troupes » était & une marque de confiance qui devait démentir et faire tomber les bruits qui s'étaient répandus qu'on était mécontent de ses services » (3). Pourtant on ajoutait peu de foi aux affirmations du cabinet de Turin et plu= sicurs personnes pensaient encore à Vienne que le général de Vins serait chargé du commandement du curps de Lombardie.
M. Eden semblait partager cette opinion : « Il croyait, écrivait M. de Rossy, qu'effectivement la chose était comme on me l'avait dit, et je suppose, ajoutait-:il, que l’on ne sera pus fâché à Turin, car on en sera ainsi quille de fort bonne grâce et sans être obligé d'en venir à des démarches désagrénbles, d'autant plus que je crois qu'il ne pourrait plus vous convenir à nul égard, soit parce que, comme je vous l'ai déjà marqué, il est trop ferme et trop exigeant, soit parce qu'ayant déplu à beaucoup de monde, il ne pourrait pas Pre secondé avec la chaleur et ln confiance nécessaires aux opé= rations de In campagne »,
Sur la destination du corps autrichien, l'ambassadeur anglais n'avait aucun renseignement, mais aprés en avoir parlé avec le baron dé Thugut, il assurait à M. de Rossy « qu'au lieu de retirer une parle des troupes d'Autriche maintenant réunies aux Piémontais ; on songeait encore à recruter re corps avec la plus grande activité ». « M, de Thugut se latte, ajoutait-il, que de votre ébtè vous ferez aussi tout ce que vous pourrez pour scconder les efforts de Sn Majesté impériale, soit en augmentant vos troupes,
(0) Hossy à d'Hanteville, 10 févricr. Ces chiffres sont ceux que réclamait l'arehidac,
12) Rosey à d'Hauteville, 17 février,
(3) D'Hauteville à Rosey, 5 février,