CCCXLIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
mettent d'apprécier la siocérité du rapport de Fiorella; À l'en croire, il aurait teaté un dernier effort pour couvrir sa gauche ; celui-ci aurait réussi, et on aurait ail rrété le mouvement du comte de Saint-Michel. « L'enuemi, écrivait-il, nous voyant réunis n'a pas osé descendre pour nous attaquer, car nous étions tous décidés à périr plutôt que d'être prisonniers ».
Bien que les Piémontais eussent complètement disparu, Fiorella ordonnait la retraite par le col de San Bernardo. Elle s'opérait avec une telle hâte que l'on ne prenait même pas le temps de faire prsser les blessés à la tête de la colonne ; on laissait à une arriére-garde le soi de les couvrir. Fiorella était abandonné à Mendatien avec une escorte dé 50 hommes et l'on reprenait les postes de Mezziluna et de Pizzo,
Ordre de retraite donné par Bellegarde. — Le comte de Bellegarde s'était aperçu de la mauvaise tournure que le combat prenait à sa droite, et de l'enlèvement de Îx redoute de Fels; jugeunt le poste de ln Rocca Barbonn compromis et exposé à être enlevé, il lui expédiait l'ordre de rentrer ainsi qu'au 2° bataitlon d'Aati. Ce dernier avait déjà commencé son mouvement. Sans tenir compte des modifications que le départ du comte de Saint= Michel imposait d'apporter à cet ordre donné en supposant lé bataillon d'Asti à Rocca-Barbona, le commandant de ce poste se repliait, laissant ainsi toute facilité nu général François pour lui couper sa ligne dé retraite.
Peu de temps après l'expédition de cet ordre, M. de Malaussens apportait au comte de Bellegarde celui de faire rejoindre le poste. de Barbon et « d'envoyer deux bataillons par la madone du Fontan sur les hauteurs de Bertrand, derrière la Brique », Toute liberté fui était lnissée de s'élever vers la Saccarella et « d'y tenir si rien n'y venait dé Tanarello, mais dans ce dernier cas de marcher de Collæ= Rossa au Bertrand »,
En conséquence, ce qui restait de Belgioso et le bataillon d'Asti, qui renlrait de son expédition, étaient dirigés sur le mont Bertrand.
Ici se placé un épisode curieux que M. de Bellegarde se contente de siganler sans appréciation : « Le Comte de Saint-Michel me fit publiquement les reproches les plus vifs de ce qu'en lui ordonnant de marcher pour prendre l'ennemi en queue, je l'avais trop exposé. Je lui répondis que si l'événement n'avait pas réporidu à mes intentions, je n'ayais point à me reprocher d'avoir causé du malä son bataillon ».
Bientôt après, un second ordre de Colli préscrivait « de faire tenir ferme dans la redoute del Bosco autant dé temps qu'ilen