‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 120 sur 204 · CECLXIT CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CECLXIT CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

Jugeant une attaque de front impossible, Fiorella s'efforçait de tourner la position ennemie en étendant toujours sa droité. Les’ Français, nous dit M, de Malaussena, aprés s'être renforeés, alls= quérent de nouveau, essayant de gagner lu crête pour én: "la Sucearella. Un peloton voulüt en gagner les derrières par le ol de Tanarello, mais il l'ut découvert par le baron Morand et chassé l'attaque Fnt si vive que, sans l'intrépidité des officiers, le poste eourait risque d'être abandonné parce qu'au moment où les Fran çais ployaient ils revinrent encore à l'attaque, mais sans succès, @t teutérent eusuite un dernier élMort avec plus d'acharnement qu'au paravant »,

Atlaque du comte de Saint-Michel. — À ce moment, le éomté de Saiot-Michel apparaissait sur nos derrières, Le rapport du comte de Bellegarde est très obscur sur les événements qui ont précédé le mouvement du 4° bataillon d'Asti ; après avoir écrit qu'à 5 heures le Barbon n'était pas encore occupé, il nous dit quelques lignes plus bas + « 11 y avaitalors au Barbon une centurie. de grenadiers qui était la vieille garde et une centurie de Piémont, qui était lu garde du jour ». D'autre part, au moment où le comte de Saint-Michel y arrivait, il ÿ rencontrait ces deux compagnies. IL faut donc admettre qu'elles ont réoccupé cé poste sans gite l'on s'en soit aperçu.

Les officiers de ces compagnies tentérent de détourner le eurnte de Saint-Michel d'exécuter l'ordre qu'il avait reçu en lui représentants qu'il était « moralement assuré d'être coupé par les corps ennemis dé réserve qu'on voyait disposés À marcher sur la crête au-dessous du mont Pellegrino et dans les vallées ». Celui-ci refusait de les! écouter, mais pour bien dégager su résponsabilité et prouver son peu de confiance dans lé résultat Bnnl, il adressait & son chefle billet suivant : « L'ennemi est mattre des hauteurs qui dominentie derrière de Barbon. de n'ai point d'autre chemin pour y aller que éelui qui conduit au Piau del Fontan où l'ennemi est déjà, comme vous pouvez Le voir de votre ump. Pour obéir à vos ordres, nous irons, nous nous battrons, mais je dois vous prévenir que ce sert inutilement ».

Îl se mot alors en marche, tambour battant, en présence, du général François qui demeure immobile à Pellegrino, le pus de Gare lenda est facilement enlevé à un petit corps français qui le défend! faiblement et qui se replie sur la baisse de Mezzaluna ; la direction: de cette retraite découvre complétement lé corps de Fiorella.

(1) Pailhes à Chabran, 3 mai, page 39.

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