‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 127 sur 204 · CCGLVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CCGLVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

dola de leur plein gré. M. de Malaussena donne pour motif à cette retraite un mouvement qu'une colonne de Lebrun aurait effectué pour passer la Bendola au-dessus de Custo vers l'avenne de Muras ton. Il ÿ x là certainement une erreur, puisqu'à à heures 1/2 Lebrun écrit à Masséna qu'il est toujours immobile (1).

Les volontaires de Pandini étant arrivés à Saint-Dalmazzo à 4 heures, la retraite a dû commencer avant à hèures 1/2, Pever im Hof et la centurie de Nice atteignaient Tende dans là soirée ; très probablement on avait négligé d'avertir le détachement de Casto qui fut fait prisonnier. Le poste d'Anan ayant le corps de Mussénn sur ses derrières ne pouvait se retirer par le col de Geraone ; le 29, à 1 heure de la nuit il se repliait sur Tende par la grande route; il y entrait le 29 au matin.

Le faible corps de troupes posté sur la cime d'Arpèzé avait done parfaitement rempli sx mission; eu attirant l'attention de Massôna sur lui, il l'avait empêché de se prolonger sur sa gauche ot de couper la grande route Saorge-Tende.

Cependant vers 5 heures des reuforts avaient rejoint Masséna 4 eu croire M, de Maluussenu, « les Français essayèrent d'abord par des propos et des promesses séduisantes à révolter le soldat à tuer leurs officiers s (2). Au contraire d'après un autre témoignage en face des Piémontais « abîmés de fatigue, et presque dans un état impossible à bouger » « ils commencérent à jouer du violonwetw danser avec des femmes qu'ils avaient avec oux ».

A 5 heures, les Français attaquent brusquement, précédés par cinquante à soixante lirailleurs. Le régiment de Belgioso se con duisuit très mal à cette ocension ; au lieu de soutenir les chasseurs, il se sauvait (3). Le comte d'Aglian se repliait sur la cime de Rioroÿ . il éprouva alors ce qui est presque toujours arrivé, que des

troupes battues ne résistent guère à de nouveaux chocs » ; après un quart d'heure de combat, ce poste était également enlevé, bien que lé comte d'Aglian ait été soutenu par les gardes qui allèrent vceu= per le poste évacué par Belgioso, et par les volontaires Pandini (4} qui arrivèrent à 4 heures du soir à Saint-Dalmaz#, Cette affaire coûtait très peu de monde aux Piémontais ; ils accusaient un cxpis taine des gardes tué et quatre officiers blessés.

(1) Lebrun à Mnssèna, 28 avril, + heures 1/3, page 399. (2} Malaussenx, Journal historique, page 38-30. {31 Journal d'un officier du régüment des gardes. Ceue rel

14] Malaussens, Joërnal hislorique, page 30.

La couduite de François n'est pas mains “tait de son devoir de se diriger sur le centre de la cime del Bosco à col Ardente et d'attaquer, suivant, formels et réitérés de Masséna ; au lieu de célx, il n'ÿ eut même pas de sa part essai d'olfensive ; le 27 et Le 28, il Inissaït les/Piémontais complètement libres dé <e replier sans même ‘enter dé troubler leur mouvement ; toute In force de éctlé colonne resta improductive. Il en résulta que, sauf an point où-se trouvait Mas séna, on réussit, avec des forces supérieures, à n'en opposer # l'ennemi que d'inférieures et à se faire battre en détail! Cest dans cetle non-concordance des efforts qu'il faut rechercher let causes de l'échec final et non dans les motifs quo tentent d'én doansetes différents acteurs.

« La neige qui était tombée la veille dé rare lasse est La principale cause dé ce que le posté n'a pas té foret marchions jusqu'à In ceinture #t beaucoup d'hommes y ensevelis, La cause de notre retraite c'est d'avoir vu coupérinotre chemin par l'ennemi et aussi le grand nombre de blessés » (2}:Mais les Piémontais ne marchaientils pas dans la neige ?

Un autre témoin, Pailhes,a parfaitement déterminé les causes qui avaient amené l'écrasement de la droite, | s'exprime ninsi:* Cette colonne se battit avec acharnement à la grande redoute jusqu'au moment où elle se trouva entre deux feux et sa retraite coupée) par, environ 150 hommes. Ce qui fut causé que la retraité se ftentpare lie sans ordre et précipitée ; ce qui n'añrait pas eu lieu, selon mes! pétites connaissances militaires, si le commandant avait laissé sur le sommet de la montagne un poste suivant ses forces pour übsere ver les mouvements de l'ennemi et favoriser la retraite en cas de besuin (4) ». À notre avis, cette appréciation est indiscutable,

Au contraire, Masséna, après avoir fait une enquête personnelle, était particulièrement dur pour François ot voyait en lui le principal auteur de l'échec du 27. Le 10 maï, en adressant à Dumerbion. copie des instructions remises aux chefs de colonne, il réclamaitrlé lui la punition des négligents d'après la loi. Quant à moi, ajou tait-il, « je pense que le plus coupable est le général François.

{1} Fiorella À Maxséna, pages 317-358.

19) Lcroix à Maneëna! 18 avrif, oidende.

43) Pailbes à Chabran, 3 mai, page 379.

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