‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 128 sur 204 · CCCLX CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CCCLX CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

Avant de prendre une résolution, Dumerbion invitait Masséna à lui transmettre leur correspondance et « les comptes les plus détail= lés de leur part sur les raisons » qui les avaient empêchés d'exéeu ter leurs instructions (1), Le 16 mai, Massénu offre de lui envoyer deux lettres de François et une de Fiorella ; le commandant du 3e bataillon de la gg ne lui a point écrit ; et il observe qu'éloïgné dde ces officiers, « il ne peut guère, en ce moment, connaître les raisons qui les ont empéchés d'exécuter ses instructions » (2).

Le 22, Dumerbion refusait, avec juste raison, d'accepter le rôle qu'on voulait lui attribuer ; il répondait à Masséna que si ces officiers avaient « des torts constatés envers la chose publique, la loi devait être leur juges; mais que comme ils étaient sous ses ordres, il lui revenait de porter une « plainte légale » s'il jugeait que, par suite d'inexécution de ses prescriptions, ils étaient dans le, cas d'être traduits au tribunal militaire (3).

Le 24 maï, Masséna se contentait de répéter les propositions d'expédier la correspondance de ces officiers, et il priait le général en chef de lui dire # par la première ce qu'il devait faire » (4).

En réponse, Dumerbion lui rappelait le 27,que seul il avait qua lité pour agir. 11 faat que tu me portes « une plainte légale contre ces officiers, lui éerivait-il, par laquelle tu demanderas que leur conduite soit examinée et jugée d'après leur inexécution à tes\ordres, tu joindras À cette plainte, qui ne peut être portée que par toi. leur correspondance avec toi et dans laquelle doivent être détaillés les motifs de leur conduite toutes les fois que tu leur as donné des ordres » (5). Un mois s'était écoulé depuis les faits reprochés ; an avait eula victoire ; dans son rapport au comité, Massénn n'avait incriminé ni François ni Fiorella ; il avait tu son échec à la redoute del Bosco et l'avait masqué en écrivant : à Il ne restait plus qu'un moyen pour forcer l'ennemi, c'était par une manœu— vre, qui fut ordonnée, de tourner la redoute, La nuitavançail ; l'en nemi en profita et l'évacus avant que la manœuvre ait purêtre exécutée» (6). Explicution qui contenait une inexactitude puisqu'après l'échec on n'avait pas manœuvré.

Etait il nécessaire d'avouer qu'un instant on avait été inquiet sur le résultat final ? Masséna ne le crut pas, et il jugea préférable de

{1) Dumerbion à Massäns, 14 mal, page 685, {21 Mnsséna à Dumerbion, 16 mai, page 503, (3) Dumerbion à Massèns, #2 mal, page 543.

{61 Massèna à Dumerhion, »4 mai, page 056.

45) Dumerbion à Masséna, 27 mai, page 579.

(6) Musséns au comité, 12 mai, page 47,

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