‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 131 sur 204 · COCLXVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

COCLXVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

Ce sont là les pouvoirs que Bonaparte se créera en 1796 sur l'armére de Kellermann.

Maïs brusquement on renonçait à pousser les succès. Cette résos lation de suspendre les opérations était d'autant plus extraordinaire que le général en chelet les représentants s'accordaient pour parler de « l'épouvante » qui régnait das l'armée ennemie (1). Le colonel! Krebs, au contraire, justifie cetle mesure ; il s'exprime ainsi à ce sujet : « Après ces jours de marche, dé bivouac et dé combats dans: un pass trés difficile eten partie souvert de neige, les républicains avaient encore plus besoin de repos que les Austro-Sardes. Il importait aussi d'attendre les résultats de l'offensive preserite dans la vallée de la Vesubie » (a). Cette opinion paraît trés discutable. Ni Lebran, ni Macquard, ni Dallemagne n'avaient marché, et le succès des opérations dans la Vesabie était d'autant mieux assuré que l'on enlevait le col de Tendé; d'autre part, il était peu vraisemblas ble que les Piémontais eussent l'intention d'y lenir après avoir évacué l'Authion sans résistance. D'ailleurs il n'y avait que 165 miliciens dans cette partie,

On était si bien décidé à ne rien faire que le quartier général était établi de nouveau à Nice le 19° mai, Le colonel Krebs ap» prouve cette détermination « On était plus à portée, dit-il, de donner des ordres en vue de poursuivre les succès obtenus ou de: chercher à comprimer l'insurrection de ln Corse fomentée par les. Anglais » (3). Nous nous permeltrous encore de ne pas partager cetle opinion. Tout le corps piémontais était alors concentré autour de Tende; il était naturel de rester en contact à Saorge; de Nice à Saorge, la distance s'élève à 4o kilomètres ; il est done difficile de saisir les avantages procurés par ce nouvel emplacement du quartier général français, Le seul résultat de cette disposition allait être de vetarder de deux jours la transmission des rapports et les ordres qui en résultérnient. Pour enlever Tende, on avait besoïn de deux-ou trois jours, l'expédition de Corse n'aurait dons pas élé bien retardée si l'on avait continué l'attaque sur Tende,

S'il y avail urgence, on pouvait mettre de suite en marche les troupes (ri7*) désignées pour ln Corse, et l'on était sûr d'arriver avec elles puisqu'elles ont employé trois jours pour atteindre Nice.

En s'éloignant du théâtre des opérations, le général Dumerbion

{r) Happort de Dumérbion, page 343, Hoprisentnnté, »y avril, page 385, 12) Krebbs et Morris, page Gf-06.

(5) Krebbs et Morris, page 6%

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