CCCUXIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
l'ennemi a réellement cru que la troupe qui en était dehors ne fût que la simple sortie d'un détachement » (1),
S'il faut en croire un rapport attribué à Dumerbion, la prise de cet ouvrage née nous aurait coûté que quatre blessés (2).
Le at bataillon de Turin, « ne pouvant sé retirer par ln route, remonta le vallon de Cairos où il rencontra à Maurion l'artillerie de Marta »; ayant appris à ceux qui la conduisaient que les Français étaient à Saorge, ils la renversérent dans le vallon =. Tout ce détachement se joignait au corps de l'Authion et se repliait avec lui sur Tende (3).
Retraite de l'Authion. — La journée du 28 s'écoulait fort tran-
. quillement pour les postes dé l'Authion, Vers les 6 heures di matin, on avait aperçu sauter la poudrière de Marta et le bruit y courut de la reddition de Saorge,
Vers 4 heures, on entendait une forte fusillade vers Marta; sur le front on n'apercévait aucun mouvement français ; le lieutenant: colonel du bataillon de grenadiers autrichiens commandant ce ras semblement, réunissait alors en conseil de guerre les chefs de corps. + On reconnut unanimement qu'il fallait faire reconnaître l'en nemi du côté de Marta, et que, vu qué nous avions encore du pain pour deux jours, nous devions conserver notre poste el nous w défendre en renforçant toutefois celui de Raus, puisque nous savions que Belvédère avait été forcé ». À la fin du conseil arrivait ua ordre de Colli prescrivant de se retirer à la nuit close en emme* nant les canons, sinon de les enclouer. Peut-être trouvera-t-on que le poste de l'Authion prenait bien facilement son parti du sort réservé à Marta, et qu'il aurait convenu de diriger une colonne sur la gauche pour prendre de flanc les troupes françaises qui tournaient la droite de la redoute.
La retraite devait s'effectuer sans bruit, mais à 8 heures 1/2 les Français apparaissant sur le Maurigon, le commandant de Mille: fourches fait battre la générale; d'autre part, les troupes de la Vauta commettent la faute de mettre le feu à la paille des enmpements. Néanmoins léur retraite n'est nullement inquiétée ; le bataillou de grenadicrs autrichiens ouvre la marche ; le 5° de grenadiers, formant l'arriére-garde, s'ébranle seulement à minuit; les canons ont été encloués faute de moyens pour les transporter, La colonn passe par le col de Raus; en route, elle est rejointe pur les fuyards
U} Relation du comte Vital, 14 jui 12) Rapport de Dumerbion, page 443.
(3) Malaassena, Journal historique, paye 40,