CCCLXXVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
pas le terrain pour couvrir Coni, autant que possible, et finalement, de jeter dans cette place 4.000 hommes ». Sur la gauche, cette ville serait couverte par le corps du général d'Argenteau qui se retirerait également sur elle ; les mouvements des deux généraux exigeaient une étroite liaison : « Vos opérations dans ce cas, écrivait le roi à Colli, doivent être concertées avec Le général d'Argenteau, qu'il est essentiel que vous instruisiéz toujours de 6e qui peut arriver, IlLa ordre, en cas que vous soyez forcé, de se replier aussi sur Mondovi et ensuite sur Conï, si les circonstances l'exigent, pour se réunir à votre corps, I est prévenu qu'il doit aussi vous instruire dés évênements qui pouvent arriver de son côté » (1).
Le 4, en apprenant la prise du col de Fenêtre, le roi au cas où le fait serait confirmé, donnait & Colli « liberté de se retirer sur Coni, en choisissant cependant la position la plus convenable pour entretenir la communication avec la vallée de Stura ». 11 désirait certainement que la retraite fût opérée, puisqu'il ajoutait : + Cette opéralion, en cas que vous jugiez à propos de l'exécuter, aurait l'avantage de rassembler nos forces et d'empêcher la ruine totale de mes troupes que les pénibles positions qu'elles oceupent doivent nécessairement entraîner » (2).
Dans la journée, le major Marquetti arrivait à Turin ; il repré sentait au roi « qu'en sc reployant sur le col de Tende, on pouvait se soutenir avec moins de monde » (3). Îl n'était du reste que l'interprète du général Colli, car dans un mémoire envoyé entre le 5 et le 6, Colli « croyant pouvoir garder le col de Tende avec 6.000 hommes, se proposait d'employer le reste des troupes à garder les cols de la vallée de Stura » (4). Le 5, le roi approuvait Loutes les dispositions prises par Colli (5); le 8 il renvoyaitle major Marquetti au général Colli « pour reconnaître la position à prendre » ; le général était autorisé à s'établir soit sur le col, soit plus en arrière (6).
Inquiet pour la vallée dé la Vraita qu'on signalait dévoir être attaquée dans la nuit du 9, il prescrivait le 5 d'y diriger deux bataillons des plus à portée, ceux-ci devaient étre rendus dans la auit du 8 au g à Sumpoyre (7); le 7, les deux bataillons de gren-
Li) Le roi à Golli, 3 mat, page 408.
{s) Le roi à Coll, 4 mai, page 416, 13) Le roi à Colli, & mai, page 416, (4) Le roi à Colll, 7 mai, page 434.
(5) Le roi à Colli, 5 mai, page far.
(8) Le roi à Golli, 8 mai, Addenda.
(7) Le roi à Colli, & mai, page 4ar.