CCCXCIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
des Prés de la Vieula », c'est-à-dire sur la rive droite du ravin de la Morte.
Colli indiquait alors au corps franc chargé de fournir les avantpostes trois où quatre points à occuper ; en arrière celle ligne était soutenue par Les deux centuries de Pignerol, qui devaient rejoindre à l'entrée de la nuit leur corps campé sur les pentes du mont Deyeglio. Après avoir expédié à son souverain un courrier où il lui rendait compte des événements de la journée, Colli se portait sur les hauteurs de la gauche ; il plaçait les gardes à la cime del Tavan ; une centurie était en avant-poste au point où la crête so divise ; la chute du jour l'empêchait de reconsaître la position dans son entier.
A l'extréme-gauche, le chevalier de Millesimo avait évacué à + heure de l'après-midi le baracon de Riofreddo avec le régiment de Tortone, le 2° dé chasseurs, le corps de chasseurs carabimiers de Canal, et se rendait au col de Vermorin où il arrivaità une heure après-midi; les passages conduisant à Carnin demeuraientsurveillés par 200 chasseurs el So miliciens ; une compagnie établie à une lieue de distance en avant du col Vermorin assurait la liaison avez cette arrière-garde
A lu droite, le bataillon de chasseurs n'avait pu occuperen per: manence le col de Pietra Fica à cause des vents qui le balaynients il avait été bivouaquer dans le vallon de Castarin où il avait beau coup souffert ayant de la neige jusqu'à mi-jambe. Le 7, il n'avait aucun avis de l'abandon de Tende et le bruit du combat n'était pas parvenu jusqu'à lui, lorsque deux soldats à la poursuite de chi mois ayant grimpé sur la montagne s'en aperçurent et donnérent l'alerte. Le bataillon montait alors au col de Pietra Fiea; en cas de retraite, il lui était préserit de passer par le col de Sabbion, mais une découverte onvoyée pour reconnaître l'état du col rendait compte qu'ilétait impraticable, puisqu' «aux pieds seulement dé cé col, il y avait de la neige de la hauteur d'un homme qui déjà an peu molle ne portait plus » ;.on se décidait alors à demeurer sur place en attendant des ordres ultérieurs. La nuit fut des plus pénibles les hommes avaient de ln neige jusqu'aux genoux, presque point de bois, un vent impétueux régnait et il tombait de la neige glacée (2).
Dans In nuit du zau 8, les troupes piémontaises étaient ran=
{1) Relation du comte dé Millesimo, pagé 434. (1 Journal d'an officier du régiment des gardes, 177-198.