‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 164 sur 204 · CDXXXIY CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CDXXXIY CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

Zimmerman recevrait le commandement de la vallée de Luseune avec lrois bataillons et quatre compagnies de grenadiers, Ces deux généraux adressernient leurs rapports à Colli.

Le lieutenant général de Bomport demeurernit avec trois rêgi=

- ments de cavalerie autour de Turin.

Quant au corps principal. fort de vingt et un bataillonset de deux régiments de cavalerie, il viendrait camper à Saluces. Cette position, « était uniquement destinée pour le rassemblement des troupes ét non pour en faire un camp retranché » ; il devait toujours être téou prêt à marcher, L'attention de ce rassemblement devait principalement être dirigés du côté de Piguerol, « cette partie se Eroits vant dépourvae de fortéresses », ét laissant plusieurs débouchés aisés pour descendre dans la plaine. Afin de faciliter les communications avec ce corps, on établirait un pont de bateaux sur le Pü à Moretto, dont le but serait de permettre de manœuvrer facilernent sur les deux rives, il serait couvert par « deux têtes de pont en terre munies d'un profond fossé, garni d'un rang de pieux dans l@ fond, et qui soient assez spacieuses pour que la troupe destinée à leur défense puisse camper aisément dans leur intérieur » (1):

Le major Marqueui, porteur dé cetle instruétion, avait mission, de l'expliquer de vive voix ; le roi témoignait le désir que cétte nouvelle position fût occupée « le plus promptement possiblés; et chargeait Colli dé prendre les dispositions pour désigner les magasins (2).

Le 27, au contraire, le roi laissait au choix de Colli le moment d'exécuter le changement de position (5).

Le 29, revenant sut celte autorisation, il prescrivait ai général de se conformer au projet remis par Mafquetli et de lui faire mar quer le camp (4).

Mais das l'intervalle, les progrès des troupes de Masséus qui s'étaient avancées d'elles-mêmes, faisaient craindre une attaque sérieuse sur le Mondovi dont nos avant-postes n'étaient plus qu'à trois lieues dé distance. Aussi, M. d'Hauteville écrivait-il, Me ah mai, qu'il s'attendait à une prochaine attaque, surtout du côté de Ceva, « l'ennemi paraissant se renforcer dans les postes Vois sins u (5).

Les espérances que l'on avait eues dans la levée en masse ne

{1] De Vins (instrection}, 35 mai, pages 267-571.

169 Le roi à Colli, 39 mai, page 605.

6) D'Hauterille à de Front et à d'Albarey, 24 mai,

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