CHXLIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
la cavalerie, sauf les hommes destinés aux postes de corréspondance ; à cet cet huit hommes et trois gendarmes demeuraïent à Oncille, trois gendarmes et six chasseurs à Borgomaro, six chasseurs À la Piève (1). Ces détachements étaient destinés à assurer le service de la correspondanee, objet de la plus haute importance, que Masséna recommandait particulièrement à la surveillance du général Hammel.
Afin de se couvrir vers Mondovi, Laharpe établissait le ver bataile lon de grenadiers et le %e dés Hautes-Alpes sur les hauteurs à la gauche de Garessio, le 1° bataillon de grenadiers avait trois compngnies à ln Chartreuse de Casotto, les sept autres « sur les bauteurs d'où l'on découvrait toute la plaine » ; et comme l'ennemi montrait encore un poste de 100 lommes sur l'éminence la plus élevée, « trois compagnies devaient se joindre aux éclaireurs pour les attaquer et les enlever » ; le 8° des Hautes-Alpes occupait un camp baraqué.
Le 3° bataillon d'infanterie légère était sur les hauteurs de droite qui dominaient la route de Ceva. Comme réserve, le rèt batuile lon du 46° restait à Garessio, Supposant des forces considérables à Cairo, Laharpe jugeait sa droîte peu appuyée : afin d'y remédier il demandait à Masséna dé lui laisser les deux compagnies d'éclais reurs ; elles remplaceraient la cavalerie qui faisait défaut pour surveiller la route de Ceva et lui procureraient le moyen de prolonger sa ligne de droïte. Pour battre le chemin il réélamait de l'artillerie (2).
Le mauvais temps empêchait Masséna de pousser, le 15, «ses reconnaissances aussi loin qu'il l'aurait désiré » ; d était tombé trois pieds de neigé ; néanmoins il avait reconnu quo les appréciations de Laharpe sur ln faiblesse de sa droite étaient exactes, D'après le rapport de deux déserteurs arrivés de Cairo le 14, «il y avait un camp de 4.000 à 5.000 hommes pour couvrir la vallée d'Albenga » ; sur la gauche « l'ennemi paraissait se renforcer dans la plaine qui se trouvait entre Mondovi et Coni» Afa de satisfaire aux demandes de Laharpe, de le mettre en état de résister 4 l'en nemi s'il marchait au secours de Ceva, comme il le xupposait, Mas= séna rénforçait son corps ; quatre compagnies de la 46° sc rendaient sur les hauteurs dé droite, onze compagnies de In art venaïent à Garessio, le reste de cette derni-brigade gardait les derrières { les deux compagnies d'éclaireurs s'établissaient dans la gorge. Aïnsi
{1} Stnssèns à Monnier, 12 mai, page 478.
fa) Laharpe à Masséan, 14 mai, paie 486.