‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 170 sur 204 · CDXLVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CDXLVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

taire que lu pluie et le mauvais temps l'avaient empêché d'agir à sou grand regret u car excitées comme l'étaient les populations, lo coup aurait réussi » (1).

Averti par le général Colli dé l'arrivée de 3.000 Autrichiens entre Ceva et Mondovi, Dellera demandait à être autorisé à en tirer un bataillon de troupes légères pour les répartir entre divers postes ; ces détachements seraient très utiles, non seulement pour « guider les opérations des miliciens +, mais encore « pour encouragor beaucoup plus les populations qui avaient toute confiance dans eette troupe » ; il avait suffi d'envoyer deux compagnies de grenadiers pour réunir 2,000 hommes on vingt-quatre heures.

Ceue levée en masse inopinée causait un grand étonnement à Masséon ; sur les derriéres, au contraire, dans la vallée d'Oneille, les habitants « rentraient à grande force » (2), rassurés vraisem- Llablement par li conduite de nos troupes ; à Garessio, ils nous avaient reçus « avec des démonstrations de joie #, et « toute leur peur était que nous les abandonuious » (4). Il était de la plus haute importance dé ne pas laisser lu population s'armer contre nous, Un vicillard de soixante uns, « ses jambes ne l'ayant pu sauver comme les autres », tombait entré nos mains ; il faisait connaître que cet armement était dû à la proclamation du roi de Sardaigne; pour en éontre-balancer l'effet, Massénu en adressait à cette province « mne autre, traduite en italien, pour âcher de faire revenir, ce: malheureux peuple de son égarement » (4).

Témoin du peu de résistance de ces levées, Masséon était certainement d'avis de marcher sur Ceva et sur Mondovi dont ses pre: miérs posies n'éluient éloignés que de trois et de deux heures et dérnie. À eu croire les rapports des prisonniers et des déserteurs la situation était extrèmement favorable pour tenter ce coup de main, Les canons du fort de Ceva auraient été retirés et sa garnison réduite à 500 hommes de récrués ; « les canons, disaïent-ils, sers vaient à défendre un camp qu'ils ont placé sur uné crète qui couvre le fort. Le camp est défendu par onze redoutes hérissées de chevaux: de frise, palissadées, trois eanons placés dans chaque redoute en rendent l'approche très difficile » (5), la garnison était de 5:000 home mes. En tenant compte de l'exagération de semblables avis; il n'# avait pas là de quoi effrayer Masséna à lu tête de 15.000 hommes

(1) Déllera à Crayanzann, 20 no

{2} Massèna à Dirmerbio

(5) Masséne aux représentants d

(4) Massèna à Dumerbion, 18 mai, page Bb,

(5) Masséas aux représentants, 17 mai, page Dog.

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