‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 173 sur 204 · CDLIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CDLIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

un échec complet. Les milices piémontaises étaient partagées en trois colonnes, Le rassemblement dé Viola réaforcé par quarante deux hommes de troupes de ligne repoussait In grand'garde française du col de Saint-Jacques; elle se retirait sur le poste de Prato Rotondo que les Piémontais n'osuient attaquer: La sveonde colonne où se trouvait un détachement de Caprara et de Lombardie, marchait sur Saint-Giulotta ; elle arrivait en face dé ce poste vers deux heures du matin après neuf heures de marche; son mouvi ment devait se combiner avec celui de quatre compagnies dirigées de Murialdo sur Perlo, Elles frént défaut ; aussi les officiers de la ligne auraientils été d'avis dé ne pas engager l'affaire. Les milices au contraire # décidèrent l'attaque et li commencèrent assez vivement n.

Les troupes règulières piémontaises semblent s'être assez mal conduites, une relation accuse formellement le détachement de Lombandie de s'être enfai presque en entier; au contraire le piquet autrichien montait bravement « jusqu'au sommet de In montn= guë»(t); accablé par des forces supérieures, il était presque détroit, son chef était blessé et fait prisonnier,

Autant que l'on en peut juger par les faits, il semble que les compagnies de Murialdo avaient pris trop à l'est, car, d'après les rap= ports français, uaecolonne piémontaise Forte de 4oo hommes venait tomber sur ce col où elle rencontrait la compagnie d'éclaieeurs de la gg" ; celle-ci se conduisait avec le plus grand courage ; lle produisit alors une sorte de combat tratnant qui dura environ un heure et demie, et où la compagnie de La ggt usait toutes ses muaitions ; les éclaireurs dé la 199 venaient alors l'appuyer:

Dans son rapport, Le général Laharpe signale, comme ayantatti= qué la Sotta, les troupes du régiment de Caprara et dé Lombardie $ il indique également comme fait prisonnier le lieutenant de Caprara dont parle la relation piémontaise : peut-être pourrait-on en) euns clure que les affnires de Giuletta et de la Sotta ont eu lieu au même endroit sous des noms différents

Quoi qu'il eu soit, profitant de ce que lu gauche piémontaise n'était pas couverte, le généeal Laharpe manœuvrait de manière à l'envelopper ; les Piémontais se retiraiont alors en désordre ; leurcom= mandant ralliait à Perlo ses soldats « à demi morts de faim etde. fatigue » ; de notre côté on avait poursuivi jusqu'à Baguascô, Laharpe évaluait la perte de l'ennemi à cinquante tués, sans parler des bléssés, et à vingt-quatre prisonniers; nous n'avions eilque

(1) Lécutenant Robin, Aeletion de l'affaire da 26, page 538.

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