‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 174 sur 204 · CDLNI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CDLNI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

la suite de l'ordre de Masséna du 27, n'avait pas occupé Montaldo, et ne nous croyant pas en force, il prescrivait le 28, à un détachement de milicessoutenu par 100 hommes du 4* bataillon de la légion légère, de reprendre Roburent ; un corps de 300 hommes de troupes de ligne aux ordres du chevalier Bava placé à Montaldo le soutiendrait (1), tandis que le chevalier Nicolis marcherait de Frabosa sur la Navonera et tenterait de s'en empurer, Toutefois comme le chevalier Bava avait prévenu le 28 à 5 heures du matin que pas un milicien du Mondovi n'avait paru, que la population de Montaldo ne voulait pas s’armer, il lui était répondu : « d'agir avec prudence, ct que si jamais il pensait que su troupe pât courir des risques, il eût à se replier et à observer l'attaque qui devait avoir lieu de la colline del Savin » (2).

Malgré les recommandations de Masséna, les avant-postes du général François se laissaient surprendre lé 28 au matin par 100 hommes du 4* bataillon de la légion légère ; la population de Saint-Michel et la plus grande partie de celle de Vico qui avaient promis de prendre part à l'expédition avaient fait défaut ; douze éclaireurs de ln 56° demi-brigade perdaient leurs fusils et leurs sacs, un poste de ln 46e, ses murmites. Heureusementle général François avait envoyé le matin les trois compagnies de la g9',arrivant de Ponte de Nava, renforcer les postes avancés de Pam parato ; grâce à leur appui, non seulement on refoulait les Piémontais, mais on s'emparait encore de Montaldo. Quant au chevalier Nicolis il n'osnit attaquer la Navonera, jugeant ce poste trop fortement occupé. Les troupes de Delléra prenaient alors position à Vico et au Molline.

Cette surprise, malgré son insignifiance, et bien qu'elle eût été complétement réparée, était très désagréable à Masséaa surtout parcs qu'il s'agissait d'une compagnie d'éclaireurs ; les soldats avaient, pour justifier l'abandon de leurs postes, donné comme motif « qu'ils manquaient depuis trois jours de pain ». Le 28, le pain n'avait pas été distribué à une partié dé la gnrnison de Gares= sia (4); aussi, en recevant dans la nuit ln lettre où François lui ren= dait compte de cet incident, en adressait-il une des plus énergiques au commissaire ordounateur Leplay, bien qu'il reconnût lui-même que cet employé faisait tout ce qu'il pouvait. En Jui

{1} Dellera à Cravanrans, 8 juin, page 693: une compagnie de grenadiérs ei une de chasseurs de la légion légère, la compagnie de réserve du régiment de Mondovi et les miliciens de Bene,

(2) Dellera à Cravanzana, 29 mai, page Goë et 3 juin, page 693.

(3) François à Musséna, 238 mai, page 697,

(6) Masséna à Loplay, 28 mai, page 595.

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