‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 183 sur 204 · CNLXXVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CNLXXVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

rejouis de ce que tu me dis sur la position imposante de nos avantpostes ».(1)

Cependant durant la fin du mois de mai, la division Masséna ne cesse de gagner du terrain ; le 26, Masséna avertit que rien n'aurait été plus facile que d'occnper Pamparato, « que tout cela nous rapproche du Mondovi » (2).

Lorsque cette dépêche parvient à Nice, Dumerbion à connaissance du projet de Colmars par Bonaparte, puisque celui-ci est de rétour à Nice au moins depuis le 25 (3). 1 sait qu'il ne peut être question de déboucher entre Mondovi et Ceva, et il s' à ce que la réponse du Comité lui parvienne bientôt, pourtant il atténue ses ordres si précis de rester sur les positions occupées, « Je t'ai mandé précédemment de ne point étendre davantage ta ligne de défense jusqu'au moment où, par de nouvelles combinaisons, nous nous porterons en force sur l'ennemi. Cependant si tu trouves des circonstances à l'attaquer avec certitude de le battre, tu ne dois pas les laisser échapper » (4). Paroles que Masséna lui rappellera le 20 juin. Mais le 31 mai, informé que François parait vouloir occuper Pamparato, Dumerbion renouvelle son ordre primitif: « je te répéte de nouveau de ne point étendre ta ligne de défense davantage, puisque cela ralentirait ces mouvements que nous ferons peut-être bientôt : ceci n'est que pour toi » (5).

Aucun ordre ne peut arrêter nos troupes qui préférent vivre dans des villages que de rester sur les montagnes. Masséna est forcé dé se rendre au corps de François pour l'arrêter lui et sa troupe; «+ sans cela ils seraient cüpables de s'en aller peut-être jusqu'à Turin » (6). Il arrive trop tard, et le 2% juin il rend compte que ce général « à poussé ses avant-postes jusque sur les dernières montagnes de manière qu'il n'y a plus qu'à descendre pour être sur Mondovi et dans la plaine » (7). À la réception de.ce rapport, Du= merbion défend à François de se porter en avant « sans un ordre positif » (8) et le rend responsable de l'exéention (8).

En résumé, au commencement du mois de juin, on savait positi= vement à Nice qu'un mouvement sur Ceva ou sur Mondovi n'éprous verait pas d'obstacles sérieux, Du côté des Alpes, la situation s'était

bion à Massèna, #3 mai, page 513.

Dumerbion, 26 mai, paye 536.

rte à Dujard, 25 mai, page 572.

48) Dümerbion à Massénn, 6 juin, 664.

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