‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 182 sur 204 · COLXXIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

COLXXIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

Loano, Schérer s'en remettre à Clausade pour décider si l'on doit où non continuer l'offensive (1). A la fin de 1393, il prépare égnlement le projet de eantonnement (2).

Rien ne prouve que ce plan # ait été retcouvé dans les papiers personnels de l'auteur ». A notre « a dû être remis à Dumerbion, peut-être sur sa demande, et il n'y aurait rien d'étonnant à ce qu'il soit parvenu à Caraot d'une manière ou de l'autre, Un fait est certain, ce seront ses propositions qui seront adoptées le 3 juillet.

Remarquons en outre que, dans sa lettre du 13, Dumerbion parle de l'urgence de eréer de grands approvisionnements de poudre en prévision des sièges à faire. Ceci se rapporte bien plus aux projets de Clausade qui prévoit toute une série de sièges qu'à ceux rélativemént peu importants de Demont et de Château-Dauphin (3).

Tandis que les faiseurs de projets de l’armée d'Italie se livraient à de grandes conceptions stratégiques pour faire tomber des positions non défendues, et nccumulaient toutes leurs forces dans les montagnes. les généraux chargés de lu responsabilité avaient trouvé la véritable solution, Le 13 mai, Dumerbion écrivait au Comité: + L'armée d'Italie, citoyens représentants, occupant les cols de Fenetre et de Tende et les postes de Viozene ét d'Ormea est en) mesure de déboucher dans les plajnes du Piémont du moment que vous lui en donnerez l'ordre » (3).

Quant à Masséna, il était également d'avis de marcher sur Mon dovi et Ceva ; dès son arrivée à Ormes il rendait compte que l'on déboucherait quand on le voudrait (4). Entre temps, Dumerbion l'avait invité, le 16 mai, à lui faire part de « ses réflexions » surlæ conduite &tenir(5}; mais Masséna avait été instruit par l'expérience, le 25 avril, en pleine opération, on lui avait changé, sans le cons sulter, un plañ adopté : faire connaftre ses idées, n'aurait eu d'au” tre utilité que de se charger d'une grande responsabilité en cas d'insuccès, il se dérobait donc en ve qui le concernait : « Mer oceus. pations ne me permettent guêre, général, de l'offrir mes réflexions comme tu as la bonté de moe le dire par ta dernière ». Mais on même temps, il lui faisait connaitre les vœux de ses soldats. « Ils ne réspirent que combat, écrivait-il, surtout quand ils portent leurs regards sur ln superbe plaine du Piémont ; si je voulais les en

Li} Fabry, Histoire de l'armée d'Italie de 179%, 1% décembre 1795, tomé 1,

page 6.

{a1 Clausade, Mémoire, page 47.

{5j Dumerbion an comité, 13 mai, page 4Bo.

(4) Massèna aux représentants, 13 mai, page 482. 15) Dumerbion à Masséns, 16 mai, page 503.

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