‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 187 sur 204 · CDLXXXVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CDLXXXVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

Trançuises établies dans le Piëmont les dispositions à adopter, or le service des renseignements était remarquablement bien organisé dans l'armée piémontaise. Le eupitaine Martinel était chargé de réunir et de faire concorder tous les différents avis, et de temps en temps ilen dressait des rapports pour le général Colli,

De son rapport du 11, il résultait que l'armée piémontaise était menacée de front et de flanc par des forces bien supérieures ; elles paraissaient se réunir sur trois points à Ceva, Tende et Vinadio: « Deux têtes de colonne sont déjà sur les deux premiers de ces points, écrivait-il ; l'autre est menacé par les troupes ennemies qui oceupent la tête de la vallée de Stura ét peut être attaquée en outre par la vallée de Saint-Etienne ». Il portait l'effectif de nos forces à 80.000 hommes dont 1.200 de cavalerie, et il le croyait disposé de la manière suivante : « trois demi-brigades, onze compagnies de grenndiers et huit compagnies de chasseurs occupaient le bourg et la montagne de T'ende et le collet de la Brigue ; 11.000 hommes à peu près étaient duns la vallée d'Oneille et menagaient Ceva ; 5.000 occupaient le fond de la vallée de Stura » (1).

De ces renseignements il résultait évidemment pour Colli l'impossibilité de risquer la moindre attaque avec quelques chances de succès alors que ses forces s’élevaient à environ 8.000 hommes, non compris la garnison de Coni (2). Tel était du reste l'avis de d'Argentéau,

A ln suité d'une petite attaque à Saint-Jacques-de-Viola où une centurie piémontaise avait été surprise par nos troupes le 3, l'alarme avait été très vive à Mondovi; maîtres de Battifollo et de Mombasilio nous pouvions très facilement intercepter In Sins route de Ceva (3). D'Angenteau l'écrivait également au roi : si la communication entre Ceva et Mondovi n'avait pas été coupée, « ce fut parce que l'ennemi ne voulut pas faire avancer de patrouilles, car, après avoir pris trois compagnies de la légion, les milices avaient abandonné toute la partie menacée n.

A Turin, on n'avait pas moins ressenti le danger; il en était résulté la lettre où le roi avait ordonné le 4 à Colli de venir au secours de Mondovi (4): et le 7, il lui prescrivait e de compléter la garnison de Ceva et les retranchements » (5).

D'Argenteau ignorait l'effectif des troupes françaises auquel il

(1) Martinel à Golli, 9 juin, page 605.

{2) Dellers, 3 juin, page 636.

(3) Le roi de Sardaigne à Colli, 15 juin, page 692. 4} Le roi à Colli, 4 juin, page 63,

6) Le roï à Colli, 7 juin, page 667.

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