‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 191 sur 204 · CDXCIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CDXCIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

à des forees supérieures refusait de les éparpiller dans les diffé. rents villages ni de tenter le moindre mouvement qui pât provoquer une contre-attaque du gros; et à Dellera qui lui avait proposé dé réprendre les villages qu'occupaient nos troupes de première ligne, « il répondait qu'on pouvait bien chasser l'ennemi des envi= rons de Montaldo, de Roburent et Pamparato, maïs qu'il serait ensuite impossible de se maintenir sur ces positions avec si peu d'hommes si l'on ne chassait sûrement l'ennemi des postes très avantageux qu'il occupait dans la montagne » (1}; rôle auquel ne pouvaient suffire les 4.000 hommes de son corps.

Le marquis d'Albarey arrivait à Bruxelles le 1° mai (2); malgré l'urgence des circonstances, Thugut ne se pressait pas d'entamer la négociation pour laquelle il était envoyé ; entre temps il apprenait le mouvement de Masséna sur Garessio avec 13,000 hommes (3), aussi se décidait-il, le 10 mai, à remettre au ministre autrichien une note qui contenait les propositions piémontaises :

£.. 1° Puisque les Génois disent qu'ils font tous leurs efforts pour mettre Savone en état de défense, s'ils sont de bonne foi, ne serait-il pas à propos et plus sûr que l'on insistit, afin qu'ils livrent cette place à S. M. l'Empereur, Les Français ne pourraient plus alors s'avancer par le Cairo dans le Piémont, et l'on n'aurait plus qu’à soutenir le côté de Geva et du Mondovi ! Mais quelle que soit la détermination qu'on prenne à cet égard, ne paraît-il pas naturel que les opérations de cette armée soient dirigées par le même gènés ral qui commande celle du Piémont, afin qu'il soit dans la défense cette unité si nécessaire pour la faire avec succès ;

« 2° Les Françaisayant violé le territoire de Gênes et pénétré déjà jusqu'à Ormea et Garessio, il est indispensable qu'une partie des troupes autrichiennes se porte de ce côté-là pour les empêcher de pénétrer et Lourner la position dés troupes du roi dans le comté de Nice, ce qui les forcerait à se replier et laisser pénétrer l'ennemi dans le Piémont. Mais ce mouvement doit naturellement être indi= qué, ordoané et protégé par le commandant de l'armée du Piémont

ti} Dellera à Craranzans, 24 juin, page 754.

{2} D'Albaroy à d'Hauteville, mai, €) D'Albarey à d'Hnuteville, 8 mni,

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