CDKGVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
de guérre, aurait plus de facilité pour se faire écouter (1), Anssitôt, M. d'Albarey avait demandé des ordres, maïs à son grand déplaisir il n'avait pas encore de réponse sur ec point si important, et les: instructions qu'on lui avait promises lors de son départ ne lui étaient point encore parvenues.
Le 12, M. de Thugut venait s’entretenir avee lui ; il lui déclarait que l'Autriche approuvait le choix du général de Vins et que 8. A. R. l'archidue Ferdinand était autorisé À prêter aux Piémon= tais tout l'appui possible, « avec cette seule restriction de ne pas trop morceler les troupes pour avoir toujours un corps qui serre, en cas de malheur, 4 rallier le reste». Si l'on se rapporté aux instructions adressées à l'archidue (2), il semble que pour quiconque savait les lire, il y avait interdiction d'en détacher aucun corps, et quant à les porter en masse vers Turin, c'était abandonner la Lombardie à l'ennemi ; le parti de ne pas bouger adopté par l'archiduc ÿ correspondait si bien que l'empereur l'avait approuvé (3)
La question de l'aide à fournir par le corps autrichien étant adoptée en principe, Thugut ajoutait qu'il n'en pouvait fixer les détails par suite de la maladie de de Vins, et il demandait à M. d'Albarey à qui lé roi comptait confiér le comninndement de ses troupes au cas où elle se prolongerait. L'envoyé n'avait rien, ä lui répondre, il se trouvait « capot ». Du reste, Thugut s'était montré très disposé à ce que l'on pénéträt sur le territoire dé la! République de Gênes, ce qui concordait en effet avec les intentions de l'empereur, etilavait montré le regret qu'on ne se fût pas encore entendu, car l'Autriche « aurait employé moins de lroupes sur le Rhin et pu porter l'armée d'Italie à 40.000 hommes». Enfin il con» venait « que le plan de défense comme d'attaque ne pouvait étre fait que par le général qui était sur les lieux, ni exécuté par d'au tres » (4).
Le 13, M. d'Albarey recevait les instructions du roi, expédiées seulement le 30 avril. « D'après l'obscurité et l'incertitude » dés paroles tenues par l'archidue, d'Hauteville se voyait dans l'impossi bilité de rien prescrire de précis. Il envisageait deux hypothèses : ou. « il n'était question que de rédiger en convention le second article proposé auquel le roi avait adhéré », ét l'on débattrait à Milan « les arrangements relatifs aux plans à arrèter pour une combinaison de mesures entre les deux armées »; ou l'intention de l'empereur
{) D'Albarey à d'Hauteville, 17 avril.
a] L'empereur à l'archiduc. Supplément, 3e avril, pages 39-43. 181 L'empereur à l'archidue, lément, g mai, pages 6148, (4) Albarey à d'Hauteville, 1» mai.