‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 196 sur 204 · DVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

DVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

d'un côté quelconque, les troupes impériales s'avanceront pour le combattre et nous secourir efficacement, ce qui serait le cas lorsque l'ennemi attaquerait le corps du général d’Argenteau ou les places de Ceva et Goni, pour lors Sa Majesté est disposée de laisser ses troupes dans la position qu'elles occupent pour opposer à l'ennemi,

Mais dans le eus qu'on ne puisse compter ni sur aucun appui ni secours, et que les petits corps d'armée du roi soient seuls exposés sans être soutenus, alors Sa Majesté ne pourra à moins de prendre le parti de les retirer autour de Turin et d'abandonner les places à leurs propres forces et tout le pays à la merci de l'ennemi, puisqu'il est indubitable que toutes ses troupes venant à étre battues et détruites en détail par dés forces infiniment supérieures, ce qu'ilen résulterait pourrait à peine suffire pour jeter une faible garnison dans Turin, qui défenditau moins pour quelque temps la capitale » (1).

Revel était averti de cette démurche (2),

L’archidue ne se laissait pas émouvoir; n'ayant pas encore reçu le courrier de l'empereur, il répondait à Turin « dans le sens ordinaire et principe qu'il avait méme vu être réténu dans la nouvelle con: vention », c'est-à-dire que le « corps réuni et non éparpillé serait comme une espèce de réserve, qui se porterait, quand l'ennemi un& fois serait entré en force, où besoin serait pour le combattre ».

D'ailleurs rien ne pressait ; du côté de la vallée d'Aoste, les Fran: gais se retiraient, et sur le front tout continuait à rester tranquille; on disait bien que l'ennemi allait se renforeer, mais jusqu'à ce moment il n'y avait rien eu d'effectif (3).

Le 24 juin l'archiduc recevaitenfin connaissance des intentions de la cour de Vienne. Dans sa lutte contre la France, l'empereur avait eu lieu « de se convainere dé In grandeur des obstacles que proba= blement lui opposerait encore la férocité d'un ennemi enivré du plus dangereux fanatisme, et qui ne craignait pas de faire usage des plus étranges ressources avec toute l'énergie du désespoir #e Lu guerre s'étendrait probablement au delà des limites qu'on s'étail fixées ; en outre la question de Pologne ne permettait pas d'employer toutes les ressources vers l'ouest. Aussi sé voyailil incapable de fournir le moindre renfort en cavalerie et en croates pour la défense de la péninsule ; il on était réduit à insister auprès

{1} D'Hauteville à l'aréhiduc, 26 juin, page 299. {3} D'Hauteville à Revel, 15 juin, Mémoire de Thoon de Revel, page #19: 6) Archiduc à l'Empereur, Supplément, sk juin, page 79.

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