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rations quelconques nécessaires pour mettre l'ennemi dans l'impossibilité de faire de progrès, ete. w, j'avais proposé de mettre : « et qu'afin de pourvoir solidement à la sureté du Milanaïs, le méme corps d'armée de Sa Majesté impériale dirigera d'abord ses opérations de manière à mettre l'ennemi dans l'impossibilité de faire des progrès ultérieurs dans la Rivière de Gênes et le Piémont ». Mais M. de Thugut se rabattant toujours sur la raison qu'il était bien juste que Sa Majesté impériale employät en premier lieu ses forces à assurer ses états, je n'ai pu obtenir que de faire effacer l'avant font qui ne change rien au fond de l'expression. Essentiellement, si l'on est de bon accord, es deux expressions n'auront aucune mauvaise influence et elles sont sujettes à toutes les modifications que les plans d'opération à combiner doivent nécessairement leur donner ; et à toutes les explications que l'article 8 laisse, Ja faculté d'y faire de commun necord en autorisant Son Altesse Royale à s'entendre à cet égard directement avec le roi.
« C'est là à mon avis le défectueux de la convention si la malice et la mésintelligence s'en mêlent, et je vous assure que, sans les circonstances pressantes et la crainte de faire renaître la méfiance en montrant trop d'en avoir, j'aurais traîné encore pour obténir, s'il était possible, quelque modification dans ces expressions qui nous mit à l'abri des chicanes. Mais ayant vu que M. de Thugut était inébranlable sur ce point, j'ai pensé qu'il valait mieux s'exposer au risqué d'une chicane, qui peut-être n'aurait pas lien, qu'affaiblir Ja confiance et bonne intelligence qu'on cherchait par cet acte à rétablir, et je me suis décidé à conclure »,
M. d'Alburey avait donc bien le droit de dire u qu'il n'avait été ni surpris, ni trompé », et que seule la nécessité l'avait forcé de signer. Eu outre il prévoyait que l'Autriche mettrait en avant un autre pré texte pour différer ses secours : d'après ce qu'ilavait cru comprens dre dans ses conversations avee Thugut, le cabinet autrichien était décidé à « s'emparer de gré ou de force de Savone sans laquelle al ne croyait pas le Milanais assuré de ee côté-là ». S'il ne pouvait réussir à obtenir cette place, le corps d'armée autrichien occuperait 4 une position qui les rassurât », et, n'osant découvrir la Lombardie, « ne pourrait être d'aucun secours » (1).
Ainsi après avoir perdu cinq mois à signer une convention, alors que l'invasion était aux portes de l'Italie, on aboutissuit à un acte tel que l'un des négocinteurs considérait déjà que son unique résul= tat serait d'ouvrir ln voie à de nouvelles négociations,
(1) D'Alburey à d'Hanteville, 25 mai.
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sur notre territoire du côté dela Rivière de Gênes, À cette considé= ration, il faut ajouter celle que ces troupes n'ont pas peu contribué à maintenir Le calme dans Le pays qui menaçait d'être brouillé par: Tatrame qu'on a découverte » (1).
On attendait avec impatience à Turin les communications de V'archiduc, car on n'avait jus supposé un seal instant que l'empe= reur ne l'eût pas mis au courant. Mais Ia moitié de j juin s'écoulait sans qu'il fit la moindre ouverture où qu'il parlât de rien ni à de Vins ni à Gherardini, Ne sachant à quelle enuse attribuer ce silence, M. d'Hauteville en arrivait & eroire que le prince n'était pas trop satisfait « de l'article qui déférait au général de Vins le com mandément du corps dé troupes impériales qui étaient ou devaient agir en Piémont, et qu'il désirait peut-être y substituer le général Wallis qui le commandait sous ses ordres » (2).
On avait chaque jour un plus grand besoin des services de l'A triche; en conséquence, Revel se rendait le 12 auprès de l'arehiduc pour négocier avec lui le concours des troupés autrichiennes.
Pendant toute la première quinzaine de juin, rien ne venait troubler le calme qui régaait sur toute la ligne à l'exception d'un combat insignifiant d'avant-poste (3), et l'armée française quoique à maitresse de toutes les hauteurs e passages » né s'aventurait pas éncore dans la plaine(3). L'archiduc ne pouvait deviner qu'une telle stagnation était causée uniquement par le manque d'ordres, et il s'attendait & une brusque attaque. Tandis que les généraux Colli et d'Argeateau restés à la tête des troupes, avaient, par leurs efforts, réussi à couvrir le Piémont, le général de Vins, de Purin, ne cessait de peindre sous les plus noires couleurs (4) cette armée dont il aurait dû au moins partager le sort ct les privations puisqu'il en était le chef,
Ajoutant trop de foi à ses rapports, l'archidue écrivait à l'empes reur : & Je ne finirais jamais si je voulais détailler la situation dé l'armée piémontaise, absolument réduite et en nombre ét entière ment découragée; il n'y a aucun compte à faire sur elle, c'est une
{1) D'Hsuteville à de Front, 4 juin, 12) D'Hauterille à d'Albarey, 1 juin.
(3) L'arehidec à l'empereur, Supplément, 3 juin, pag : 74 47 juin, paire 45. (4) Archidue à l'empereur, Supplément, 3 juin, page 7à