‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 2 sur 204 · XXXVIIL CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

XXXVIIL CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

dre secours péeuniaire était vouée d'avance à un échec final ; malheureusement, même dans sa dépêche du 5 février, M. de Front n'avait pas été aussi affrmatif, et if n'avait mentionné la résistance du parti ministériel que le 7, alors que les ordres de sa cour le mettaient dans l'obligation de présenter une demande d'aide pécuniaire.

En apprenant ln victoire remportée pur le ministère duns le vote de l'adresse et connaissant ses bonnes intentions à l'égard du Piémont, M, d'Hauteville erut que toute difficulté était aplanie,

L'opposition avait surtout fait porter les débats sur le chiffre de 50.000 hommes que le Piémont devait entretenir ; aussi, par deux fois, affirmait-il à l'ambassadeur, qu'il avait été non seulement atteint mais dépassé (1); le 22 il ajoutait : le roi « a fait tous ses efforts pour reconquérir le comté de Nice et se mettre ensuite en état de satisfaire à ce qui est porté dans l’article secret. Si les effets n'y ont pas répondu, ce n'est pas sa faute ».

dugeant dés lors avoir rempli toutes les conditions du traité; pressé par le besoin d'argent, le roi ordonnait, le 26 février, à M. de Front, de « voir s'il y aurait moyen d'engager le ministèns britannique à faire l'avance de deux quartiers de subsides ou ce qui aurait été encore mieux » de fournir des secours additionnels (2).

La dépêche du 7 février, de M, de Front, montrait l'erreur où l'on était tombé.

Mieux éclairé, M. d'Hauteville révoquait, le 5 mars, les ordres précédemment donnés et approuvait la conduite prudente de l'am= bassadeur (3) ; mais ce contre-ordre arrivait trop tard pour empêcher cette fausse démarche. Le 8, il lui écrivait encor # * Quant à l'avance des deux quartiers de subsides, je n'ai rien à répliquér À ce que vous me mandez sur l'impossibilité où le ministre ési de vous l'accorder, espérant toujours que vous. sauréz saisir les occasions qui se présenteront de mettre au jour la détresse de nos finances (f) n.

Les événements qui s'étaient passés à Londres étaient bien loin de Faciliter les demandes de M. de Front. Le 15 février, à la chambre des communes lord Lansdowne avait fait « une violente sortie » contre le Piémont etles subsides qu'on lui accondait; comme Fox vla chambre des communes, il avait soutenu que le Piémont « n'était d'aucune ublité » pour l'Angleterre. Lord Grenville l'avait réfuté

{13 D'Hauteville à de Front, 19 et 22 février et le roi à de Front, 26 février: (a) Le roi à de Front, 26 février.

D'Hautéville à de Front, 5 mars.

(4 D'Hauteville à de Front, 8 mars.

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