CXII CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
verbaux d'incorporation que pour quelques demi-brigades; nous en donnons ici lé résultat :
460 demi-brigade : colonel Fiorella, capitaine de 1781, la place Jui est disputée par Larcher, capitaine de 1567.
Chefs de bataillon : trois ont servi (Carteret, sous-lieuténant de 1988) ; le quatrième adjoint n'a pas servi avant 89.
Quartier-maître : 1 n’a pas servi ; 1 adjoint n'a pas servi.
Adjudants-majors : 2 ont servi; 1 n'a pas servi.
Capitaines : 13 ont servi; 14 n'ont pas servi.
Lieutenants : 11 ont servi ; 16 n'ont pas servi,
Sous-lieutenants : 18 ont servi ; 13 n’ont pas servi.
84e demi-brigade ; colonel Briqueville, capitaine de 1785.
Chefs de bataillon : 1 a servi, Lespinasse (lieutenant de 1766) ; 2 n'ont pas servi.
Quartier-maître : 1 n'a pas servi.
Adjudants-major : 2 ont servi; 1 n'a pas servi,
Capitaines : 15 ont servi (cinq officiers avant 89); 12 n'ont pas servi,
Lieutenants : 10 ont servi; 12 n’ont pas servi.
Sous-lieutenants : 11 ont servi; 12 n'ont pas servi.
102* demi-brigade : colonel Barthélemy a servi.
Chefs de bataillon : 3 ont servi (Desolmes, lieutenant en second de 1780).
Adjudant-major : 1 a servi.
ÂAdjudants sous-lieutenants : 3 ont servi.
Capitaines : 15 ont servi ; 1# n'ont pas servi.
Lieutenants ; 17 ont servi; 10 n'ont pas servi.
Sous-lieutenants ; 16 ont servi; 10 n'ont pas servi.
118% demi-brigade : colonel Guedy, premier lieutenant de grenadiers provinéiaux .
Chefs de bataillon : les 4 ont servi (Barthou, lieuteanot d'artillerie, 23 juin 1771).
Adjudant-major : 1 a servi ; 2 adjoints n'ont pas servi,
Quartiers maîtres : 2 n'ont pas servi.
Adjudants sous-officiers : 2 ont servi; à n'a pas servi.
Capitaines : 14 ont servi; 13 n’ont pas servi.
Lieutenants : 16 ont servi; 11 n'ont pas servi.
Sous-lieutenants : 12 ont servi ; 19 n'ont pas servi.
129* demi-brigade : colonel Saillet, capitaine de 1732.
Chefs de bataillon : 3 unt servi (Escale lieutenant de 1758).
Quartiers maîtres : à a servi; deux quartiers-maftrés adjoints n'ont pus servi,
CxIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN 4704
pas tenu compte de l'article de la loi du 41 pluviôse (15 février) (+) portant qu'auoun milituire de l'armée ne pourrait être promu aux emplois qui viendront à vaquer « depuis le grade de cuporal jusqu'à celui de général en chef » s'il né sait lire et écrire, car à la réorganisation de l'an HV, on trouve plusieurs capitaines avec cette mention : à né sait ni lire ni écrire +. Nous n'avons que des indications très vagues sur les princi
sentants dans le choix des officiers; comme officier supérieur, on désirait autant que possible que les sujets proposés eussont servi dans les troupes de ligne; Musséna, consulté au sujet d'un officier par Dumerbian, lui répond en effet : « 11 est Lrès brave, très: intelligent, propre à en faire un officier supérieur, ayant servi assez de temps dans les ci-devant troupes de ligne » (2).
Notons eufin que l'on tenait à ce que les officiers fussent connus de leurs troupes ; le 22 mars les représentants refusent de lnisser partir Dallemagne pour l'armée des Pyrénées-Orientales et le maintiennent à l'armée d'Italie (3). « 11 sert depuis longtemps à l'armée d'Italie, écrivent-ils à Bouchoue, et il en a la confiance, tan dis qu'un officier inconnu aux lroupes n'acquiert souvent cel van tage qu'aprés un certain laps de temps » (4).
Dans eette période où l’immensité des besoins, l'urgence d'y satisfaire promptément, ne permettaient pas d'en référer à Paris, la personnalité des représentants acquérait une importance capitale, puisque à chaque instant leur décision devait trancher sans appel les questions en litige. Suns entrer dans de grands déuils il semble donc intéressunt de savoir cs que sont devenus les députis de la Convention détachés à l'armée de Toulon,
Une fois ce port repris, ils se divisent. Barras et Fréron avaient vu leur conduite vivement attaquée ; dans son rapport, Barère ayait passé leur nom sous silence ainsi que celui de Moltedo; cet oubli avait paru manquer de justice à Burras et à Fréron et ils avaient vivement protesté contre cette omission. Par la même occasion ils réclamaient leur rappel et un mois dé congé « afin de rétablir leur sunté altérée » (5), peut-être bien pour avoir l'occasion de se défendre. Dès lo disparaissent de l'armée ; louis leurs efforts se boragol à ruiner Marseille et à <e déshonoren par les excès commis à Toulon ; le 28 janvier, le comité approuve leurs
(1) Arrêté portant que la loi sera exécutée à dater du 3 mars, page ir, (3) Massèno à Dumerbion, 1* juin, page 617.
43) Représentants, arrè 2 mars, page 146.
14) Heprésentants à Bouchoile, 23 murs, page 146.
(5) Darras et Préron vu vumité, &janvier, page DB,