CXXIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
fortifiée, comme elle peut l'être, l'ennemi devra où chercher à nous en , où établir un cordon trés fort; s'il vout aller à Oneille et plus loin, ce cordon aura une étendue de quarante heures et plus, landis que les deux extrémités de notre ligne ne sont pas éloignées de huit à dix heures du centre placé à Saorge {1} ».
Ce rapport, que nous ne possédons pas, était joint à une lettre du même jour où Dellera inxistait auprés du général en chef sur l'urgence de prendre un parti (2); la neige fondait rapidement, les abords de l'Authion du côté du Moulinet étaient découverts, et les patrouilles françaises se montraïent fréquemment duns cette direetion (3). A la droite de ln ligne, les bonnes dispositions du marquis de Colli, commandant dans la vallée de la Vésubie, en avaient imposé jusqu'à e moment aux Français; mais « pour peu qu'ils y missent de vigueur », ce faible corps ne serait pas en état de se soutenir dans sa position actuelle, d'autant plus que l'on signalait betucoup de troupes à Utelle (4).
Le 28 février, le général de Vins approuvait le projet du général Dellera ; ear, écrivait-il, « si l'on voulait s'emparer du Tueis et y faire des retranchements avant que l'on eût les Aanes et les derrières bien assurés, l'on ne ferait qu'exciter l'attention de l'ennemi et certainement il viendra en forces supérieures pour nous en chasser ». Assuré de la position de l'Authion, on construirait à [a gauche de la ligne une batterie « fermée par derrière » destinée à battre le flanc gauche du Tueis et à le rendre intenable pour les Frangais. De Vins donnerait alors ordre où non d'y établir des troupes,
En même temps, il recommandait à Dellera d'apporter la plus grande attention à maintenir en bon état le chemia du col de Tende qui assurait su ligne de retraite ; à ln moindre plainte, on y enverrait un officier pour l'examiner et celui-ci en ferait un rapport circonstancié au généralissime (5).
{1} Revel, Rapport au nom de Dellera. Mémoires de Teon de Revel, page 184,
(2) Nous ne eroyans done pas, contrairement à l'opinion de Krebs et Morts, que la noie concernant la dislocation des troupes et Les préparatifs nécessaires
pour cecaper ane sesande position ait té lie | par Colli & son départ de l'armmée ; car alors cètie phrase : « C'est done ses ordi Colli] que j' La di
défense du Tacis et de l'Authion, ordres d'après los duite, Les points paraissant menacés par les Français qui grand ere prouve à noire avis la non-existence d'instraction (voir
PE Don ce rapport dans une reconvalssance plémontaise poussée vers le Mouliset, un parti français aursit perdu nn homme; les Piémontais per. soine,
Li) Dellera à de Vins, 4 février, page 107,
45} De Vins à Dellera, 28 février, page +19,