‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 40 sur 204 · CLIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CLIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

leurs opinions mêmes ; ils désirent que les peuples soient heureux, mais ils ne commandent point le bonheur. Son territoire [de ln France] est la limite de sa révolution et de l'exécution de ses lois u (1).

De son côté, Masséna parlant à ses frères d'armes, leur rappelait qu'ils devaient respecter les personnes et les propriétés, observer la plus exacte discipline et traiter les Génois en frères ; si quelquesuns y manquaient à ils seraient regardés comme traîtres et ennemis de la patrie, et comme tels punis suivant la rigueur dés lois » (2).

Peut-être avant dé s'ébranler l'armée recevait-elle encore divers renseignements. De Pavie, on manudait, en date du 20 mars : « Le général Colli s'est arrêté dans cette ville un jour et une nuit; ila dit qu'il était question d'un congrès à Milan de toutes les puissances de l'ltalie où l'on traiterait de la formation d'ane armée de 100,000 hommes. [l assure que l'armée républicaine à Nice et ses environs n'étant que de 40.000 hommes, il ne serait pas possible de pénétrer du eôté de Saorge, mais que le pouvant du côté des Alpes ét péut-être par le térritoire de Gênes, il était indispensable d'aug= menter les forces dans le Piémont » (4). Ainsi donc Colli attendait bien l'attaque sur le point où elle allait se produire, La même note parlait de la création de magasins à Tortone et de la concentration des troupes répandues en Lombardie, Or on connaissait à peu près exactement la composition et la dislocation de ce corps, dont on portait l'effectif à vingt bataillons(f). En outre un autre bulletin, en daté du 31 mars, venu de Turin, mais transmis par la même oceasion, portait qu'on « s'efforçait de rassembler un corps dé milices pour l'envoyer à Oneille » (8). Si ces nouvelles sont parvenues avant la mise en marche des colonnes, il semble-qu'il y avait la de précieuses indications et un nouveau motif de ne pus Inisser à l'ennemi le temps de se concentrer,

L'armée possédait alors comme chef de bataillon du génie un médecin originaire de la Brigue, connaissant admirablement le pays. Lorsqu'il fut question de l'expédition, on s'adressa à Jui ; son: influence étail très grande, et nous verrons les généraux le consul= ter dans toutes les circonstances importantes avant de prendre une décision (5); les Piémontais eux-mêmes étaient informés de sa pré

{1} Proclamation des roprésentuats, 30 mars, page 159,

12) Proclamation de Masséna, 3 avril. page 170:

(3) Bulletin portant des renseignements de différentes dates (A E Gênes, 168}

(4) Momvelles palitiques, & avril, page 187.

(5) Masséna à Laharpe, 13 avril, page 261 ; Musséna à Rusoa, 20 avril, page 109.

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