‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 45 sur 204 · CEXI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CEXI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

tait uniquement à reconnaître les forces piémontaises sur la Bendola. Or il est bien évident que du moment où l'on réunissait une partie de la colonne de Saorge à celle du Tanaro, on renonçaît par le fait même à exécuter la première hypothèse envisagée par le plan, celle de marcher sur Limon ; Hammel réglera sa conduite non d'après le plan, mais en se conformant aux instructions. Masséna ne lui en fera aucun reproche, il faudrait donc admettre qu'au dernier moment il à modifié le plan d'opération.

Pour résister à l'attaque des Français, il ay avait alors dans le marquisat de Dolceacqua que le 29 bataillon de Nice avee 400 milices à la Rochetta et à Pigaa ; à Oncille, le 2° bataillon de la légion légère.

Avant d'indiquer les dispositions piémontaises, il a semblé intéressant de donner une légère esquisse des idées qui régnaient alors dans cette armée, sur la manière d'envisager la défense de son pays, et sur les procédés qu'on se proposait d'employer pour y satisfaire.

Le faible effectif de ses troupes interdisait au Piémont d'agir offensivement contre la France tant qu'il resterait réduit à ses pro pres forces ; on attachait done une importance capitale au Fait dé maintenir la guerre au delà des montagnes ; de cette manière on retardait nos progrès, « on sauvait les plaines fécondes du Piémont du fléau des armées et on tenait l'ennemi dans un pays stérilen {1}.

Tout retard apporté au débouché des Français dans la plaine procurait un avantage décisif pour la défense ; en effet, on supposait que l'armée française né pourrait prendre ses quartiers d'hiver en Piémant à moins d'être maîtresse d’une place ; si elle ne réussissait à la forcer avant la chute des neiges, elle serait forcée de battre en retraite par suite de la difficulté de ses communications et de ses subsistances.

Ces opérations préparatoires procureraient le temps de discerner les directions d'attaque, de se rassembler et auraient l'avantage de ne pas faire supporter au gros des troupes les fatigues d'un cantonnement au milieu des montagnes ; car des avant-postes poussés sur les principaux cols suffisaient pour étre teuu au courant: Après cette première période, commenceraient les véritables opérn= tions.

js) Costa de fleauregard, Topographie militaire des Alpes, versant italien, poge B.

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