ÉCXIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
aurait même pu ajouterque, de Nice, l'on avait négligé de lui fournie aucun renseignement, ét qu'on avait attendu au 15 avril pour le mettre au courant des prétendus suecès de Macquart ; qu'avant de se lancer sur Saorge, il importait de savoir si la ligne piémontaise serait également attaquée par la rive droite de ln Roya. Or, si l'on se souvient de la manière dont Dumerbion avait dirigé les opérations du 6 au 8, on trouvera certainement que Masséns a eu raison d'être prudent. Il reste un point à éeluireir ici: comment Massäna a-til accepté les observations des représentants ? a-t-il baissé la tête sous l'orage ? À notre avis, ce serait mal le connaître, En juin, c'està-dire en pleine terreur, Dumerbion le menacer du tribunal révolutionnaire, et il en recevra cette fière réponse : « Je ne crains point d'être jamais traduit devant lé tribunal révolutionnaire pour négligence ni l'oubli de mes devoirs ; mon âme est pure et républicaine » (1). Gette fois il dut en être de mème ; le général qui « écrit la lettre du 20 n'était pas homme à se laisser intimider.
Par leur lettre du g, les représentants avaient ordonné à Masséna de diriger 1 000 hommes sur les hauteurs de Sainte-Agathe et de se réunir avec le reste à Carpasio avec les généraux Brulé et Mouret. 11 semble done qu'à ce moment on projetait encore de continuer sans délai la marche sur Ceva.
A la suite de la conférence tenue entre les représentants et Masséna, et dans laquelle celui-ci dut probablement leur exposer la dissémination et la fatigue des troupes, on y renonça et l'on décida pour le moment de rassembler tout le corps dans la vallée, La reprise de l'offensive était fixée au 15 avril. Pendant ce temps de repos le mouvement de concentration prescrit par Massèna s'exécutait sans diféculté.Les deux bataillons de la gg° rejoignaient à Montaldo dans la journée du 11; ces troupes quoique « extrêmement fatiguées », commé élunt venues € d'une traite de Pignn », continuaient leur marche sur Aurigo où elles entraient le soir ; les deux bataillons de la 469 s'y étaient également rendus ; 100 hommes de la 46° demeuraïent à Carpasio pour y garder les vivres qui s'y trouvaient en grande quantité et dont partie avait déjà été pillée par les Génois (2).
Le 12, le général Hammel entrait à Molini ; n'y ayant pas trouvé d'ordre, il s'y arrêtait (3).
Quant à Lebrun, nous savons seulement qu'il était à Tanarda.
Ce rassemblement de forces dans li vallée d'Oncille amenaît les
(où Masséna à Dumerbion, 20 juin, page 727.
(21 Cervoni à Messina, 11 avril, page (31 Hamel à Masséna, 12 BE her pare 2H.