‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 63 sur 204 · CCXII CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CCXII CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

Les représentants reprochaient surtout à Massénn de n'avoir pas occupé, dès le 8, Montaldo avec la seconde colonne du Tanaro, Quelle que soit l'appréciation que l'on porte sur le Li e moins de motifs qu'avait Masséna de renoncer dès le 7 à

l'attaque de Saorge, il est impossible de trouver l'explication du recul dé la deuxième éolonne d'Oneille dans le fait de la non oécupation de Montaldo ; en réalité, cette colonne avait reculé devant une compagnie, €t & « de misérables milices avaient osé nous résister» cela provenait de ee qu'on ne les avait jamais sitaquées nulle part.

Un seul point était vrai; 12.000 hommes avaient été inutiles, quoïque extrêmement fatigués. À qui en revenait la faute, sinon à l'auteur du plan qui n'avait su se décider entre les deux objectifs de Saorge et d'Oneille.

Le général Koch a avancé que les représentants furent sur le point de destituer Masséna (1) ; aucun document ne fait allusion à une pareille mesure; en Lout cus les raisons qu'il donna pour explis quer sa conduite parurent satisfaisantes, puisqu'il garda son com= mandement, Une dépêche de Dumerbion, en date du 15 avril, prouve qu'il tint à se justifier auprès de ce dernier, par une lettre parti: culière, car elle n'a pas été enregiirés au registre d'ordres. Dans sa réponse, Dumerbion regrettait qu'on n'eût pas attaqué Saorge « puisque probablement nous nous en serions ne ». Quant aux opérations futures, il se bornait à demander qu'on l'avertit des dispositions adoptées pour lacontinuationdesopérations: « d'ignore, lui écriva si Suorge y sera pour quelque chose, mais, dans cette supposilion, ainsi que dans toutes les autres, il est nécessaire que je connaisse ton plan d'attaque et l'heure à laquelle elle aura lieu ; il faut que Macquard le sache aussi et assez à lemps pour que nous puissions tous manœuvrer pour la plus grande réussite de celte attaque ».

Dumerbion se résiguait de lui-même à un rôle complétement effacé, ce qui était assez uaturel, puisqu'il était à Nice; il en résulte que pendant Lout le cours de l'expédition, loutela responsa-

à partir de ce moment ils sont seuls responsabilité et is porter toutes les conséquences, Dans r la jeunesse de Napoléon, le capitaine Colin avait déjà réfuté loue Ereks eLMOTIE, YOU pags 8:

U) Kocb, Mémoires dé Marséna, pages 50 et Hi.

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