COXXVIIT CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
ainsi que bon nombre de cartouches. L'office donnera l'état des magasins o{ s'assurera promptement de toutes les ressourees que peut fournir la vallée de la Vesubie. Le général ne saurait trop recommander aux troupes de ne jamais oublier que In fermeté et la constance sont indispensables, que leur honneur, leur salut et le bien du service du roi en dépendent, Les commandants de corps et les officiers doivent donner aux soldats l'exemple du calme, du courage et de la patience sans lesquels la confusion ruinerait toutes les mesures. Qu'ils soient assurés que toutes celles qui peuvent assurer nos mouvements sont prises, et qu'en nous soutenant où nous sommes, nous serons bientôt dégagés par les troupes que le général fait venir en grand nombre dé Piémont, En tenant dans la position prise, ayant une communication avec le Piémont par Fenestres et Vinadio, nous conserverons au roi des postes trés importants cet nous acquérrons l'honneur et Ia gloire d'avoir donné un grand exemple de fermeté. Des souffrances sont inséparables de notre position. Le soldat courageux les brave comme les dangers ; des ordres ultérieurs séront donnés selon les circonstanees » (1).
Pour comble de malheur, le porteur du rapport où le comte de St-Michel annonçait sa retraité, répandait inconsidérément l'annonce de l'abandon du col.
Cette nouvelle occasionnait une espèce de panique qui « redonnait en petit l'image de la fameuse émigration de Nice » (2), les ofñciers dé la solde proposèrent même de brûler les magnsins de Tende, Dellera présérivait seulement de préparer cette opération.
Maulandi arrivait à la Brigue à quatre heures, Les deux bataillons de Pignerol, le corps franc et quatre compagnies de chasseurs y étaient réunies, « Lu troupe était harassée de fatigue. …, le découragement, la lassitude, le besoin de repos rendaient impossible une marche de nuit »
Quant au bataillon de Belgioso, sur lequel on comptait, il préve= nait par une dépêche rèçue le 8 à quatre heures du soir qu'un ordre de de Vins lui prescrivait d'attendre son second bataillon (8).
Convaineu de l'impossibilité de rien tenter, Maulandi établissait une grand'gurde de 60 hommes « sur une hauteur qui commandait le chemin de la Tanarda ». Il proposait pour le lendemain d'y mar cher à la tête de cent volontaires choisis, soutenus par les chasseurs et le régiment de Pignerol ; le bataillon d'Asti, le corps franc’et les miliciens retourueraient au col.
Li} Mémoires de Thaon de Revel, page (3) Relation des faits d'armes murrenes 1e 0 arril da côt de Saorge, page 192.
(@) Lettre citée par Muulundi ; relation, page 140.