CCXLIY CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
Les Piémontais réussirent à se rendre maltrés de nos premiers retranchements et soutinrent pendant une heure le feu, attendant l'apparition des corps portés sur nos derritres. Le poste du Moulinét, renforcé pur ua batuillon que lui envoyait le général Dallemagne, les arrôtait ; le bataillon de Montfcrrat isolé était foreé de battre en retraite en désordre. Il accusait une perte de vingt-ncuf hommes; au contraire Dumerbion la portait à vinÿt et un morts, cinquante blessés el onze prisonniers; nous n'aurions eu que deux blessés (1). On avait pris quinze sabres, quarante fusils et un lim bour.
Le général Angenteau avait reçu le commandement des troupes stationnées à la gauche de col Ardente ; les bataillons de Caprara, le corps franc de Giulay, les grenadiers renforçaient les trois butaillons piémontais élablis à Ormea, Mais au lieu de garder au moins ces faibles forces concentrées, du moment où l'on étaibexnc= tement informé de la marche d'une masse de vingt mille hommes, de Vios lui prescrivait de tenir par sa gauche la vallée de In Bor-
mida.
Le général d'Argenteau arrivait le 11 à Ormen, devançant ses troupes. I n'y trouvait que les deux bataillons de Lombardie, le bataillon de la légion légère venu d'Oneille avec les milices dé ce
ays.
k Le 12, Maulandi le rencontrait au pont de Nava; sa situation n'était guère plus avantageuse que celle de Colli ; l'effectif de ses troupes s'élevait à 3.500 hommes, et c'était avec ce faible corps: qu'il devait défendre toute la vallée du Tanaro, de Lupegaà Garessio, et les débouchés des deux Bormida.
Ses forces Etaient insuffisantes pour tenir une telle étendue de terrain ; d'autant plus qu'on avait appris le 12 l'occupation de Loano qur les Français. Cet avis faisait parnitre sa situation comme. étant des plus périlleuses ; si l'ennemi débouchait de cette ville, son corps était menacé d'une double attaque ; l'une de front exéeutée pur le corps débouchant d'Oneille ; l'autre de ane par une colonne remontant la vallée de la Bormida.
{1} Casanova à Colli, 18 avril, page 281, — Eclaircissements de Macqnard, page 12. Dans ce document, le sombre des muris est porté à 30, — Dimier» bion, compte rendu, 26 avril, pagé »ÿ4,