‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 77 sur 204 · CCXLVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CCXLVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

pour être dispensé d'occuper les postés de sa gauche s : il ohtint # une réponse Lrès vague, et nul ordre ne vint » (1).

Le 13 au soir, Malaussena le rejoignait et lui proposait de combiner avoe Colli une tentative sur Rezzo. I est extraordinaire qu'un pareil projet ait pu exister, surtout en présence de la supériorité dés forces françaises et de la dissémination des Piémontais,

Argentéau ne se faisant aucune illusion sur ses propres forces, repoussait absolument tout projet d'offensive et il en montrait aux deux officiers de Colli la complété impossibilité. Toutefois il les avait assurés « de se replier toujours sur su droite pour se tenir autant que possible prés du corps de Colli et pour couvrir Coni » (2).

Le 14, il Stait décidé à opérer peu & peu sa concentration en abandonnant les postes de sa gauche, bien qu'il n'y eût pas été autorisé ; à son avis, 10,000 hommes auraient été nécessaires pour ténir Les postes destinés à défendre le terrnin entre Cniro et Bagnasco.

Cette observation était trés juste; dés lors, puisque le a* bataillon de Mondovi était insuffisant à remplir ce rôle, il aurait été prés férable de le rapprocher, Ce bataillon était directement exposé au corps français signalé vers Lonno Son chef, le marquis de Pallavicini, jugeant impossible de couvrir tous les passages menant À Cairo, se bornait À garder les deux principaux en poussant unë compagnie à Mallare sur la route directe de Loano et une à Altare : de ce point, elle surveillait les routes de Vado et de Savone, le reste du bataillon était en arrière au Cairo ; toute sa droite était done découverte et fncile à tourner par Murialdo, Biestro, Plodio.

Le premier objet de d'Argenteau avait été de modifier cette dis= position ; le 11 au soir, il était prescrit au bataillon de Mondovi d'occuper Murialdo avec une compagnie, Dans la nuit du 14 aù 13, le marquis dé Pallavicini recevait, à à heures du matin; ordre d'y porter un bataillon et d'en laisser un à Cairo ; le 1° bataillon n'ayant pas encore rcjoint, deux compagnies se rendaient seules à \ o avec le corps franc de Giülay qui était entré à Cairo le 12; les deux autres restaient à Cairo,

Le 13, le marquis de Palluvicini établissuit les trois compagnies de son bataillon et deux du corps Franc de Giulay à Isola Grande, une compagnie du corps franc était au Rio Freddo (?). Le 14, les

1} Argentean (Analyse), 14 avril, 7 heures du matin, se 49: (3) Mnulandi à Coll, ts avril, 3 heures 1/3 du soi lation, page 160.

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