COLIN CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
résultats pour les Autrichiens que de disséminer le faible corps du général Wallis.
M. d'Hauteville ne se Inissait pas amuser par lis feintes protess tations du gouvernement génois. En examinant toute sa conduite depuis le commencement de la guerre « ilme semble, éerivait-il,que l'on peut en conclure infailliblement que l'invasion était connue de la République, qu'elle y avait donné toute sa complicité, qu'aujour. d'hui vlle essaye de tranquilliser les cours alliées pour donner aux Français le temps d'oceuper toute la rivière et de porter la guerre hors de son territoire ; que dans ee but, elle laisse transpirer quelques dispositions à entrer dans la couliion, mais qu'elle est sincèrement portée vers les Français dont elle ne se séparera jamais à (+). Avec un grand sens politique, M, d'Hanteville acceptait cette situntion; provisoirement, il se contentait des explications qu'on lui avait fournies. La République n'avait pas fait acte « d'hostilité posilivé » ; si l'occasion amenait les troupes royales à pénétrer sur le territoire de la République « elles avaient ordre d'y entrer comme amies et sans commettre aucun acte d'hostilité » (2). M. de Cossila était chargé de remettre cette déclaration (3); Gênes affr= mant son désir de rester neutre, on réclamerait d'elle de ne remettre aucune de ses places aux Français et « de prendre sans retard toutes les dispositions nécessaires pour les mettre en état de défense ».
Le 16 avril, M. d'Hauteville explique à son agent les motifs véritables de sa conduite, L'intérêt des alliés leur commandant de prévenir les Fraxçais dans l'occupation du territoire génois, il convient « d'une part de tenir secrètes les dispositions que l'on prend dans ce but, et d'autre part d'étouffer notre ressentiment contre la République pour que celle-ci n'ait aucune défiance et ne démandé pas aux armées françaises d'occuper son lerritoire le plus promptement possible ». Cette union des Génois bites Français, d'Hauteville veut à tout prix l'éviter ; aussi recommande-t-l à M. de Cossila « d'user de prudence et de cireonspection » jusqu'à l'arrivée d'un corps suffisant de troupes impérinles (1). En un mot M. d'Hauteville était d'avis de ne rien brasquer. L'événement allait montrer combien il avait vu juste,
Le 12 avril, M, dé Girola invitait M, de Ruzza à lui fai naitre le sens qu'il convenait de donner aux ouvertures q
{1} D'itauterille à Cossile, 16 avril. Supplément, gg100, 11) D'ilsuteville à Cossila, 13 avril. Sapplément, pages 96-07: 13) Cosaila à Ruzza, Supplément, page 104.