‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 81 sur 204 · CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN 1794 CCLUL · texte numérisé non relu

CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN 1794 CCLUL

avait faites toucliant l'entente commune; très vraisemblablement, en jugerpar la note du secrétaire d'état, il lui demandait égale: ment si Gênes défeudrait son territoire (1),

La réponse de M, Ruzza était lrès hubile, 1 n’y avait rien d'étonnant à es que son gouvernement eût été surpris, après toutes les assurances positives dé la France de respecter sa neutralité ; Vexemple des Piémontais était là pour prouver qu'il n'y avait pas désifautes quoiqu'en guerre avec les Français, et par conséquent obligés de se tenir sur leur garde, il leur avait été impossible de se concentrer et de défendre Oneille et Dolceacqua.

Prenant acte des déclarations françaises, il rappelait que Tilly aviibinvaqué la conduite des nlliès en 5793 pour justifier l'invasion do corps de Musséna, et que la République « ayant toléré un passage de ce genre, il en résultait un consentement lacite au passage des troupes françaises ».

Pourlavenir les Français avaient promis de ne rien entrepren— dre; de respecter «tous les postes fortifiés et les forteresses » ; mais silos alliés « oceupaient une position quelconque de l'état génois »v, ils feraient tout pour les en chasser et « occuperaient toutes les Positions qui leur sembleraient avantageuses ».

Dans cet état de choses Le gouvernement génois se détermiuait à garmin ses forteresses et ln capitale « et donnait l'ordre le plus formel déles défendre contre qui que ce soit jusqu'à la dernière extrémité se a République avait donc pris toutes les mesures en son pouvoir, d'autant plus qu'elle avait protesté solennellement et Lqu'ellé avait réclamé hautement et réclumait encore » la retraite fes troupes françaises (2).

En vonnaissant cette note, les ministres de Russie, d'Espagne et de Piémonttémoignérent hautement leur mécontentement contre Génes,, «ils frémissuient de l'indolence des Autrichiens, écrivait Mende Giroln, qui n'ont pas encore maintenant trouvé moyen Ainyestie et d'occuper les forts tant de Gênes que de Savone » dans Aordessem dy prévenir les Français. Îls continuent à penser qu'il estUnécussaire d'user de La force, et ainsi la neutralité serait violée denous les côtës. Il est piquant de trouver dans cette réunion le Ministre de Sardaigne, lorsque sa cour, en cé qui nait,

mais n'élit-il pas délintérét du Piémont de laisser l'Autriche résoudre seule la Müestion génvise? une fois engagée elle serait forcée de renforcer

HrGirota à Dhugut, 19 avril. page 334 1sPRuzes à Girola, 15 avril, Supplément, page 08.

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