BEUTIOKS ÉCRITES PAR NAPOLÉON. - LES HISTORIENS RÉCENTS
Nous voici arrivés par une penle irrésistible à la seconde invasion ; nous touchons à 1815 et à Waterloo. Cesllà que je veux m' arrêter, puisqu'aussi bien, depuis six ans^, j*ai ce champ de bataille pour unique horizon, et que, dans ce long intervalle, j'ai eu autant d'occasions que personne de réfléchir sur ce désastre el d'en chercher les causes. Moi aussi, je connais ce tombeau, parce que je l'habite.
Lorsque de pareilles calamités se renouvellent coup sur coup, il est peu raisonnable d'imaginer qu'elles ont été produites par une circonstance fortuite, un ordre oublié ou négligé, un orage, une pluie qui s'obstine. Non, la fortune, toute capricieuse qu'on la fait, ne Test pas à ce point. Elle est mobile, elle n'est pas insensée. Quand de semblables désastres se répètent,
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avouons qu'un vice profond, irrémédiable, était dans les choses et dans l'homme. Il y a eu non pas seulement une faute (car la fortune est quelquefois assez bonne pour ne pas les punir toutes) , mais une accumulation de fautes qui sont devenues irréparables à cause de leur nombre même.
Napoléon a raconté avec une complaisance visible ses premières campagnes : Toulon, l'Italie, l'Egypte, Marengo, forment dans ses MAnoires un récit continu. Évidemment il s'est plu à décrire avec sérénité, dans le langage transparent des mathématiques, cette géométrie héroïque, dans laquelle chaque théorème est
une bataille. Par malheur, il s'est arrêté à la première
moitié de sa vie; il a pris Marengo pour borne, soit que le mal de Texil qu'il avait fait connaître à tant d'autres l'ait saisi à son tour et l'ait dégoûté même de la renommée, soit que la maladie l'ait empêché de dicter plus longtemps.' On peut aussi penser qu'il a voulu s'arrêter sur ce sommet de Marengo, où aucun nuage lA se montrait encore ; il aura refusé d'attacher trop longtemps son esprit et ses yeux sur cette pente rapide de l'Empire, qui, à travers la toute-puissance, le menait si vite au dénoûment de Sainte-Hélène. Quoi qu'il en soit, vous ne trouvez dans ses récits aucune trace du second intervalle de sa carrière. Le long espace compris entre 1800 et 1815, c est-à-dire tout l'Empire, reste vide dans ses Mémoires*^ comme s'il eût
DE LA CAMPAGNE DE 1815. n
taiu Toilées les victoires déjà trop achetées d^Essling, Wagram, Friedland, la Moscova. Sans doute ces journées approchaient trop de la catastrophe ; elles la lui dissimulaient trop mal. Et c*estla raison pour laquelle il s'est attaché exclusivement dans son récit aux deux époques extrêmes de sa vie : à la première parce qu'il y goûtait une gloire sans ombre et sans appréhension, à la dernière parce qu'il y avait trouvé sa ruine, et qu'il fallait s'en justifier devant lui-même et devant la postérité.
Aussi la campagne de Waterloo a-t-elle pris une grande part dans ses travaux d'historien. Après le long silence gardé sur tout l'Empire, il est revenu à diverses reprises sur cette campagne. 11 en a fait au moins deux relations achevées, sans compter les versions qui ne sont pas venues jusqu'à nous. La première de ces relations a été rapportée de Sainte-Hélène par le général Gourgaud; elle a même paru sous son nom. Cest elle qui a fixé l'opinion sur cette matière. Tous les faits que cette relation a avancés ont été admis saiis contrôle. Tous les hommes qu'elle a accusés sont restés condamnés sans examen. La foule, le peuple, les gens du monde, les écrivains, les historiens, ont été saisis de la même passion de crédulité et quelquefois d'injustice. Personne, pour ainsi dire, n'en est revenu encore, tant un grand capitaine qui écrit son apologie est d'abord invincible ! car, à la première lecture de
ces pages nerveuses, hâtives, impérieuses, qui flétrissaient la fortune, il n*est aucun de nous qui n*ait reconnu la main d'où elles sortaient, et qui ne se soit écrié : « C'est lui ! »
Cependant cette première relation, ardente encore du feu de la bataille, n'était qu'un premier jet, une ébauche de Napoléon. Il a fait une seconde histoire de la campagne de 1815, et cette fois lentement, revenant, avec une patience dont on ne Teût pas cru capable, sur le fond et sur la forme des choses. Que ceux qui ont avancé qu*il s*inquiétait peu des conditions de l'écrivain Font mal connu I Plût à Dieu qu'il n'eût pas possédé cet art dans sa plénitude ! Il eût moins aisément ébloui la postérité* sur ses fautes, il eût laissé une plus entière liberté de jugement; car, pour le coloris, pour la force d'exposition, le mouvement, Tart de surprendre la raison, de convertir en drame les incidents de la stratégie. Napoléon n'a point de maîtres. Comment m'étonnerais-je de l'éblouissement que cette narration a c^usé? Toutes les fois que je la relis, la grandeur majestueuse du récit, l'émotion des détails, le pathétique des choses, me gagnent à mon tour. Moi aussi, pris au piégc du génie, je suis près de n'accuser que l'aveugle fatalité. Je ne trouve aucune faute dans celui qui s'enveloppe de cette magie ; j'oublie la raison, j*oublie la vérité, j'ajourne la justice, la liberté; il faut pourtant y revenir.
Au reste, quelque supériorité de tout genre que celte seconde relation ait sur la première, elle passa inaperçue. Un petit nombre d'hommes du métier la lurent; le public l'ignora, il l'ignore encore aujourd'hui. Combien de personnes éclairées, instruites même, confondent encore les Mémoires de Napoléon avec le Mémorial de Las Cases I L'impression que le inonde avait reçue était fixée, il ne voulait plus s'en départir. Napoléon lui-même n'eût rien pu changer à cette première émotion causée par le premier écrit de Napoléon à Sainte-Hélène.
Outre le besoin de l'apologie, il y avait une autre cause qui avait dû altérer profondément l'histoire de cette campagne. Le chef de Tarmée n'avait plus revu ses lieutenants depuis le moment du désastre; il n'avait pas entendu d& leur bouche le récit des faits auxquels ils avaient participé, leurs explications, leurs excuses, quelles difficultés ils avaient rencontrées, à quel moment ils avaient reçu les ordres, à quel autre ils les avaient exécutés. Réduit pour la première fois à la connaissance des choses qui s'étaient passées immédiatement sous ses yeux, il restait dans l'incertitude sur toutes les autres. Il était obligé de combler le vide en imaginant ce qu'il n'avait pu connaître. Souvent ces imaginations, envenimées par l'adversité, étaient tout l'opposé du vrai. C'est ainsi, et par d'autres raisons de ce genre, que cette relation, si riche de coloris,
de mouvement, composée avec un art infini, a entraîné les historiens à se jouer avec elle des lieux, des temps, des distances. Tous ne firent que la répéter ou la transcrire, sans que Tidée soit venue chez nous h personne d*y appliquer les règles les plus simples de la critique ordinaire.
En 1840 seulement, c'est-à-^ire vingt-cinq ans après Tévénement, un homme qui a trop peu vécu, déjà cher à Tarmée, poussé alors par un sentiment pieux envers un père illustre, fit une première tentative pour détromper la France. M. le duc d'Elchingen, dont une partie de la vie a été employée à scruter profondément cette journée des Quatre-Bras dans laquelle on a voulu ensevelir la mémoire du maréchal Ney, publia un ouvrage important sous un petit volume. Ce n'était point des récriminations, comme on pouvait s*y attendre, mais les papiers mêmes de Tétat-major du maréchal Ney, \e& ordres de marche, de mouvement, d'attaque, les lettres, les instructions de Napoléon durant les quatre journées de la campagne de 1815. Le duc d*Elchingen avait eu Theureuse idée de faire une sorte d'enquête auprès des commandants de corps, Reille, d Ërlon, auprès des aides de camp de l'empereur, Flahaut, Dejean, chargés de porter les ordres, auprès du major général Soult, et il donnait les réponses originales de ces généraux aux questions précises qu'il leur avait posées. Par là, il assurait à l'histoire le té*
moignage de quelques-uns des principaux acieui-s pendant qu'ils vivaient encore*. Avec une discrétion, une modération que, pour ma part, je ne puis trop admirer dans une cause si poignante, le doc d'Elchingen se contenta d'ajouter à ces documents précis, aces pièces officielles, un commentaire en peu de lignes sur les dates, les distances à parcourir. Il n*y avait là aucune de ces argumentations à double tranchant où la stratégie se complaît quelquefois, car elle aussi a ses sophismes. C'était un simple appel à Tévideoce, au sens commun. Ce recueil de documents authentiques était la première base solide pour une histoire militaire de la campagne de 1815.
Admirez ici la puissance invétérée de la légende dans les classes même savantes. 11 voua semble que tout le monde eût dû être frappé de voir les ordres authentiques de Napoléon, le 15, le 16, le 17 juin 1815, ea pleine contradiction le pliis souvent avec les récits de Napoléon à Sainte-Hélène. 11 semble au moins que les historiens de profession eussent dû prêter quelque attention à ces faits si graves, soudainement révélés, les discuter au moins, les accepter ou les nier. Il n'en fut rien. En dépit des documents officiels, authentiques, placés sous leurs yeux, les historiens s'obstinèrent à ne pas même en faira mention : ils ne les regardèrent pas, ils ne les contredirent pas. Leurs jeux étaient éblouis par la version de Sainte-Hélène,
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leur siège était fait ; ils continuèrent de la transcrire sans y changer un root.
Un seul écrivain militaire et, il .est vrai, l'un des plus considérables, le général Jomini, grand admirateur de Napoléon même après avoir passé dans le camp ennemi, fut ému, ébranlé par ces faits qui venaient à la lumière. Il reconnut que ces faits jetaient un nouveau jour sur la campagne de Waterloo. Bien que son siège aussi à lui fût achevé, bien que son Précis historique et militaire fut déjà imprimé, il n'hésita pas à corriger ses vues; il eut la rare bonne foi d'y faire d'importants changements, comme on peut le voir dans sa correspondance avec le duc dTilchingen, sur laquelle je serai forcé de revenir plus tard.
Ainsi quelques mots, quelques notes timides, voilà tout ce que la vérité et Tévidence avaient pu gagner chez nous en un quart de siècle sur les versions et les imaginations de Sainte-Hélène; tant on avait peur de diminuer Napoléon ou plutôt de le contredire, certain que Ion aurait contre soi les superstitions de la foule, qui aime son aveuglement et ne veut point en guérir.
Il fallait pourtant sortir à la fin de cette sorte d*incantation, s il est vrai que l'histoire est, non pas un jeu, mais une vérité. Après quarante ans, il était temps de regarder en face cette grande catastrophe, et, si
Kapoléon y est pour quelque chose, le moment était venu de le dire, de le montrer et de le publier sans mollir. Pour moi, j'a\oue que j'attendais avec impatience qu'un écrivain se livrât à ce travail tte critique, ()ui m'avait semblé, dès la publication du duc d'EU cliingen, une des nécessités de notre époque. Dans mon trop d'impatience, j'en avais même ébauché quelques points dès 1844. Je comptais d'ailleurs sur la clairvoyance de M. Thiers pour satisfaire ce besoin de vérité que tous les récils de Waterloo avaient excité en moi sans y répondre. Ayant ouï dire, à tort, que M. Thiers ne traiterait pas de la campagne de 1815, je désespérais pres(juc de voir, de mon vivant, cette restauration attendue de l'histoire militaire des Cent- Jours, lorsque je sus qu'un homme parfaitement compétent et préparé, M. le colonel Charras, avait pris cette tâche. Il me semble l'avoir remplie avec la vigueur d'esprit nécessaire en pareille matière.
Pour cela, il fallait des conditions qui se rencontrent rarement, car on ne trouve point ici, pour se guider, rimmense correspondance de Napoléon, qui, en d'autres époques, vous conduit presque à coup sûr. Au milieu de cette mêlée de plaintes, d'accusations, de justifications entre Napoléon et ses lieutenants, entre les apologistes de Ney et Gourgaud, entre Grouchy et Gérard, entre les Anglais et leurs alliés qui se disputent leur part de victoire, comme les autres se ren*
voient leur part de défaite, le discernement militaire est presque aussi nécessaire que sur le champ de bataille. Il fallait donc un écrivain qui eût passé une partie de sa vie dans les camps, à Técole de nos meilleurs généraux. Oflicier en Afrique depuis 1841, chef des affaires arabes, après s'être distingué dans le combat de DJida et dans la belle opération qui réduisit le califat Sidi-Embarek, l'auteur remplissait la première de ces conditions. Elle ne suffisait pas ; il devait en outre avoir manié les ressorts de radministration d'une grande armée. Les circonstances avaient aussi donné cet avantage à Tauteur, qui, en qualité de soussecrétaire d'État, avait contribué à mettre l'armée sur le pied de guerre et à la préparer à tout événement. Après avoir aperçu la vérité, il s'agissait d*oser la dire. Pour cela, il était nécessaire que Famour de la vérité et de la France l'emportât sur toutes les considérations ordinaires de complaisance, de routine ou de vanité. Enfin, et par-dessus tout, il fallait être libre d'idolâtrie envers Napoléon. A chacun de ces points de vue, l'histoire critique de la campagne de 1815 ne pouvait tomber en de meilleures mains que celles de M. le colonel Charras.
J'ai entendu faire deux objections à son ouvrage. La première est singulière. C'est le sujet même que l'on conteste. Pourquoi, disent quelques personnes, raconter un désastre tel que celui de Waterloo? N'est-ce
pas un devoir de Tensevelir dans Toubli? Le patriotisme, n'est-ce pas de dire avec le poète :
Jamais son nom n'altrislera mes vers?
J'avoue que je suis d'une opinion bien opposée. Je crois que nous avons assez gémi sur cette journée pour avoir acquis le droit d'en scruter les causes et d'en diercher l'auteur. 11 me semble que toute la génération à laquelle j'appartiens a été conduite par des raisons à peu prés semblables à la même pensée. Une marque de force chez un peuple, n'est-ce pas de sonder ses plus grandes blessures? C'est du moins la chose la plus utile quand le moment est venu de la faire avec maturité. Il y a un grand courage à manier stoïquement ses plaies, et la France ne doit manquer d'aucune sorte de courage. Qui jamais a reproché à Thucydide d'avoir décrit en deux livres le désastre de la «campagne de Sicile, le Waterloo des Athéniens?
La seconde objection est presque aussi étrange. On voudrait que l'auteur eût été plus avare de détails militaires, qu'il eût moins accordé à la stratégie et plus à la politique. Fallait-il donc retrancher du sujet le sujet lui-même? Le côté neuf de cette histoire, fait pour attirer un esprit solide, est précisément le côté militaire. C'est là que tout est en litige, excepté Tincomparable bravoure des combattants. Napoléon est-il, oui ou non, responsable du désastre de l'armée fran-
çaise? Telle est la question : ample matière non encore épuisée, à peine effleurée chez nous.
Je suppose que Taufeur a dû être tenté plus d'une fois de s'étendre outre mesure en considérations générales sur les Cent-Jours ; jl aurait eu besoin, j'imagine, de peu d' efforts pour se laisser aller à cette pente. Je le loue d'y avoir résisté. 11 a bien fait de s'attacher principalement au nerf de son sujet, et de réserver, pour le traiter à fond, ce qu'il a d'énergie stoîque et de précision dans l'esprit. Par cette réserve, il a échappé au reproche d'avoir composé un ouvrage de parti. Ceux mêmes qui eussent été le plus disposés à lui adresser ce reproche seront obligés, je crois, de reconnaître que la science pratique des faits, la recherche minutieuse des détails, la vue de l'ensemble, l'intelligence des grandes opérations, l'approximation patiente de la vérité, peuvent difficilement être portées plus loin ; et ils en concluront que l'auteur s'est placé par cet ouvrage au premier rang des écrivains militaires de notre temps. J'ai vu, revu tous les lieux dont il parle; j'ai fait mesurer de longues distances sur lesquelles on dispute encore; je n'ai pu le prendre en faute sur un point de quelque importance. Quant à Texactitude dans l'exposé des détails de guerre, d'autres l'ont déjà constatée. c< C'est la première fois que je comprends une bataille à la lecture, » disait un général qui en a gagné plusieurs.
On ne risque rien à affirmer de ce livre que personne désormais ne s'occupera delà campagne de 1815 sans le connaître et l'étudier à fond. J'aurais voulu Tana? lyser; Tabondance des choses m'en a empêché. Un récit \if, coloré, éloquent, entraînant, ne se résume pas. Ce que je pui^, c'est de m'attacher aux points décisifs de cette campagne; c'est de présenter les questions principales qu'elle soulève avec les solutions diverses que le temps et la pénétration des historiens ont indiquées chez les peuples les plus intéressés, les Français, les Anglais, les Prussiens, les Hollandais, les Belges.
Je me serais fait scrupule de revenir sur des points qui viennent d'èlre approfondis, éclairés avec une supériorité incontestable, si je ne savais que d'autres ouvrages du même genre se préparent et ne tarderont pas à paraître. La France, je pense, ne veut pas, ne peut pas rester étrangère plus longtemps à la vaste enquête qui .s'est ouverte en Europe, depuis près d'un demi-siècle, sur des événements où elle est bien aussi pour quelque chose. D'ailleurs, il est des événements inépuisables par leur nature même; ils prennent la forme de chacun des esprits qui les racontent. L'erreur enracinée ne se détruit pas d'un seul coup ; il faut plus d'un effort pour l'abattre. La preuve la meilleure du mérite et de la vitalité d'un livre tel que celui de M. le colonel Charras sera toujours d'inspirer, non pas
seulement une adhésion stérile, mais d'autres travaux entrepris dans ^ un même esprit de dévouement à la France et d'équité pour le reste du monde ^
' Oatre FouTrag-e capital de H. le colonel Gharras, les principaux de ceux que j'ai consultés sont les suivants :
Le général Gourgaud, Campagne de 1815. Paris, 1820.
Napoléon, Mémoires pour servir à Vhistoire de France, tome IX. Paris, 1830.
Le duc d'Elchingen, Documents inédits sur la campagne de 1815. Paris, 1840.
Correspondance entre M. le général Jomini et M, le due éPEkhingen. Décembre 1841.
Le général Gérard, Quelques documents sur la bataille de Waterloo^ dernières observations. Paris, 1829.
Le général Jomini, Précis politique et militaire de la campagne de 1815. Paris, 1839.
De Grouchy, Observations sur la Relation de la campagne de 1815 publiée par le général Gourgaud. Paris, 1829.
E. van L5ben Sels, Précis de la campagne de 1815 dans les Pags- Bas. U Haye, 1849.
' V. Damitz, Geschichte des Feldzugs von 1815. Berlin, 1837.
V. Glausewiti, Binterlassene Werke, YIII', Band. Berlin, 1835.
Cari von Plotho, der Krieg des verbundeten Europa. Berlin, 1818.
Gurwood, the JHspatches -ofthe field-marschal duke of Wellington, tome XII. London, 1838.
W. Sibome, History of the War in France and Belgium in 1815. London, 1844.
Le général Renard, les^AUégations anglaises, Bruxelles, 1857.