‹ Histoire de la campagne de 1815Chapitre 38 sur 41 · DÉPÊCHE DU DUC DE WELLINGTON · texte numérisé non relu

DÉPÊCHE DU DUC DE WELLINGTON

« ... Je dis alors aux commissaires que l'Europe trtmverait sa meilleure garantie dans la restauration dq roi; que l'établissement de tout autre gouvernement que celui du roi de France conduirait bientôt à de nouvelles guerres sans fin; qu'après la défaite de Bonaparte, le moyen le plus naturel et le plus simple était de rappeler le roi ; qu'il était beaucoup plus digne de le rappeler mn& conditiùns..rf que, par-dessus tout, il était important jle rappeler le roi, ^n$ perte de temps, avant qu'ils eussent l'air d'y être contraints par les alliés.

I Les commissaires déclarèrent individuellement et collectivement que leur plus vif désir était de voir la restauratioa

du roi, dans le mode que je venais d'exposer, et que ce qu'ik disaient là était aussi le désir du gouvernement provisoire.

a Dans le cours de la conversation, les commissaires établirent que les assemblées n'avaient proclamé Napoléon II qu'en vue des officiers et des soldats, qui étaient venus à Paris en tel nombre, que l'on aurait eu à craindre une guerre civile si cette mesure n'avait pas été adoptée.

« Pendant que nous discutions sur les conditions à proposer au roi... je reçus de sir Charles Stuart la déclaration du roi du 28, contre-signée par Talleyrand, et je la communiquai aussitôt aux commissaires.

(( Je leur dis alors que je ne pouvais davantage prendre sur moi de suspendre les opérations militaires, afin de leur donner le temps de prendre leurs mesures pour rappeler le roi.

< Plu&tard, à Louvres, je leur dis que, selon mon opinion, il n'y avait pas d'espoir de paix pour l'Europe si une autre personne que le roi était appelée au trône; que tout autre devait être considéré comme un usurpateur, quel que fût son rang et sa qualité; qu'il s'efforcerait, pour couvrir son défaut de titre, de détourner le pays vers la guerre et les conquêtes étrangères... et que je pouvais les assurer que j'emploierais toute mon influence sur les souverains alliés pour les inviter 'à prendre d'autres garanties de la paix que le traité lui-4nôme.

« A quoi les commissaires répliquèrent qu'ils me comprenaient parfaitement ; et quelques-uns igoutérent : Et vous ave% raison ! yi

(DispatcheSj vol. XII, p. 534.)

440 PIÈCES JUSTIFICATIYES.

PROCIAMATIOR.

La Commission de gouvernement aux Français.

«... Français, la paix est nécessaire à votre commerce, à vos arts, à l'amélioration de vos mœurs, au développement des ressources qui vous restent: soyez unis, et vous touchez au terme de vos maux. Le repos de l'Europe est inséparable du vôtre ; l'Europe est intéressée à votre tranquillité et à votre bonheur.

ff Donné à Paris, le 5 juillet 1815.

c Le président de la Commission »

« Signé : Doc d'Oihaute

« Par la Commission du gouvernement,

Le secrétaire adjoint au ministre secrétaire d'Ëlat»

« F. Bbeukr. »

PIÈGES JUSTIFICATIVES. 4il

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