CHAPITRE CINQUIÈME
rie, génie, etc., y compris le personnel du grand parc (1) ; et son artillerie de cent quatre-vingt-six bouches à feu et une batterie de fusées.
A deux exceptions près, les régiments anglais n'étaient que d'un bataillon. L'infanterie hollando-belge, hanovrienne, brunswickoise, de la légion allemande, était organisée par bataillon formant corps.
La force moyenne du bataillon était de six cents hommes.
La brigade était formée de deux à six bataillons et commandée par un général-major ou un colonel; la division, de deux à trois brigades, par un général-major ou un lieutenant général.
La force moyenne de l'escadron était de cent soixante hommes. Le régiment variait de trois à quatre escadrons; la brigade de deux à quatre régiments et avait pour chef un général-major ou un colonel.
La batterie hollando-belge, brunswickoise, était uniformément de huit bouches à feu ; la batterie anglaise, hanovrienne, de la légion allemande, de six seulement. Les calibres de cette artillerie étaient le 12, le 6, le 9 (neuf livres anglaises, à peu près le 8 français). Les obusiers formaient des batteries séparées, excepté dans l'artillerie hollando-belge.
Les commandants en chef de l'artillerie et du génie de l'armée étaient de simples colonels.
Au moment où Napoléon se concentrait sur la rive droite de la Sambre, l'armée anglo-hollandaise étendait ses cantonnements dans l'angle formé par les routes de Bruxelles à Charleroi et de Bruxelles à Gand ; ses avant-postes sur l'extrême frontière.
Le quartier général de Wellington était à Bruxelles; celui du prince d'Orange, commandant le 1er corps, à Braine-le- Comte; celui de Hill, commandant le 2e, à Ath; celui
(I) Voir la note B à la fin du volume, pour les sources où nous avons puisé ces chiffres.
d'Uxbridge, commandant le corps de cavalerie, à Grammont.
Les divisions Perponcher et Chassé, formant l'extrême gauche de l'armée, occupaient, la première Genappe, Frasnes, Nivelles, la seconde Fayt-lez-Seneffe, Haine-Saint-Pierre, Morlanwelz.
La division Alten était à Soignies et aux environs; la division Cooke autour d'Enghien.
La division de cavalerie de Collaert était près de Mons, à Rœulx, Havre, Saint-Symphorien.
Hill avait la division Clinton à Lens, Ath, Leuze; celle de Colville à Renaix, Audenarde et plus à droite, entre l'Escaut et la Lys; celle de Stedman et la brigade indienne, réuuies sous les ordres du prince Frédéric des Pays-Bas, à Landskauter, Bambrugge et Lauweghem ; la brigade de cavalerie d'Estorff entre Mons et Tournai. Le quartier général du prince Frédéric était à Sotteghem.
La réserve était cantonnée à Bruxelles et aux environs; les divisions Picton et Cole (1) dans cette ville, à Anderlecht et Hal ; le corps de Brunswick entre Bruxelles et Malines ; la brigade Kruze (contingent de Nassau) sur la route de Louvain ; l'artillerie de réserve et le grand parc en avant de Bruxelles.
Lesdiverses brigadesdu corps de cavalerie occupaient Gand, Ninove et les villages de la vallée de la Dendre. Deux régiments étaient détachés pour le service de la frontière vers Tournai et Ypres.
Les points de réunion étaient, pour les divisions du lercorps, Nivelles, Fayt, Soignies, Enghien, Rœulx; pour celles du 2e corps, Ath, Renaix, Audenarde, Landskauter; pour la réserve, Hal, Bruxelles, Vilvorde; pour le corps de cavalerie, Grammont.
Cette armée avait son front couvert par Mons, Ath, Tournai, Audenarde, Courtrai, Ypres, où de grands travaux de fortification avaient été faits depuis deux mois; sur sa droite, tout était préparé pour tendre de vastes inondations; Nieuport et
(1) Trois bataillons de la division Cole se trouvaient à Gand.