‹ Histoire de la caricature antiqueChapitre 8 sur 94 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

avoir dramatisé les mœurs anciennes dans des romans peu lus aujourd'hui {Agathon, Mtisarioii, Craies et Hipparchia, etc.), le doux philosophe Wieland eut Tidôe que l'art antique n'était pas seulement celui que prêchait Winckelmann, et que les anciens avaient connu la caricature. Il en résulta, avec une légère pointe de raillerie contre le fameux historien du Beau, un article dans le Mercure allemand, sur la peinture grotesque chez les Grecs.

(( Voici, disait Wieland, une assertion qui paraîtra une hérésie à certaines gens, car, depuis que Winckelmaun donne le ton chez nous, et qu'il a tant écrit sur le Beau idéal, et sur l'Art chez les Grecs, et sur les Lois éternelles du Beau qu'on remarquait dans toutes leurs œuvres, beaucoup de gens ont conçu une fausse idée de l'art de la peinture chez les Grecs, et ne sauraient s'imaginer que, depuis le temps de Cimabue et de van Eyck, il n'a pas existé dans l'école moderne un seul maître de quelque réputation qui n'ait eu son pareil dans l'ancienne Grèce. Cependant, comme je l'annonce, elle eut même ses grotesques. »

Et Wieland, s'appuyant sur les textes de

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